
Le week-end dernier, un petit week-end à Baños, dans les contreforts Andins… L’objectif ? Un peu de randonnée pour préparer un trek plus sérieux de quelques jours sur les traces des incas à côté de Cuenca en Equateur.
Objectif atteint, 2 bonnes journées de randonnée :1000 m de dénivelés samedi et rebelotte dimanche! On est rentré plein de courbatures, de coups de soleil, mais contents.
Baños est une jolie petite ville agréable bien que très touristique. Le volcan Tungurahua, en activité constante est tout près. La première randonnée nous a conduit à un mirador, d’où nous avions une vue imprenable sur le volcan. Nous y avons rencontré Carlos, chargé de surveiller l'énergumène. Il gère les équipements de mesures sismiques et est en contact constant par radio avec les volcanologues. En effet, il est à un des postes les plus avancés et peut ainsi donner des informations sur les secousses, les fumées, les bruits, les coulées de laves. En cas d'alerte, évacuation d’urgence de Baños, comme il y a 3 ans… Nous avons eu droit aux fumées bien noires, mais ni lave, ni évacuation d’urgence… Il faudra revenir !
Les contreforts des Andes dans la forêt amazonienne… C’est une région assez pluvieuse (ouh la, aujourd’hui c’est terrible !!), relativement verte et vallonnée. Toutes les conditions sont réunies pour implanter des centrales hydrauliques.
Ici, il y a des grosses centrales hydrauliques avec barrage et lac de retenue, qui produisent du MégaWatt… Ces centrales là (il y en a aussi beaucoup en France) ne plaisent pas toujours, car on est obligé de faire des lacs, donc déplacer des populations et modifier l’écosystème pour les implanter. A beaucoup plus grande échelle, c’est le barrage des 3 gorges (si je ne dis pas de bêtise) sur le fleuve Yang Tse Kyang en chine (combien de km de long ce fleuve d’ailleurs?). La construction de ce barrage va provoquer le déplacement de millions de personnes, l’inondation de milliers de km carrés de terre… Petite parenthèse d’ailleurs les arbres enterrés sous l’eau vont pourrir et libérer en quelques années une bonne quantité de gaz à effet de serre… Alors l’hydroélectricité, ce n’est pas toujours si propre ni bien accepté !
Ceci dit, nous parlons ici de centrales « au fil de l’eau » qui sont beaucoup plus petites et ne nécessitent pas de barrage.
La puissance que l’on peut récupérer de ces centrales (et des autres plus grandes !) est proportionnelle à la hauteur de chute et au débit de l’eau… On va donc chercher un endroit avec une chute d’eau et un bon débit, par rapport à ce qu’on veut générer comme électricité. Si il n’y a pas de chute d’eau, on va la créer.
La pico-centrale hydraulique
Il y a dans la région une solution de pico centrale hydraulique. Il y en a une trentaine à côté de Tena, toutes installées il y a 3 ans grâce à un projet subventionné par la banque mondiale. Toutes les turbines ont été offertes aux bénéficiaires. Certains, devant tant de générosité se sont montrés plutôt récalcitrant, flairant l’embrouille. Mais non, au final le système a été plutôt bien accepté et les gens en redemandent !
Ce sont des systèmes de 200 watts, installés le long d’une petite rivière, Ca ressemble à cela sur le site :

Et ici la turbine qui ne marche plus dans une des familles bénéficiaires… (un roulement à bille défectueux)...

Il y a une prise d’eau en amont de la rivière, et un canal pour amener l’eau avec une pente plus douce que celle de la rivière. De cette façon on crée une chute d’eau de 1 m 50, ce qui est suffisant avec un débit de 40 litres par seconde pour avoir nos 200 Watts

Ces systèmes sont très simples et permettent d’alimenter les lumières de 2 maisons, guère plus. Par contre, obligatoirement avec des ampoules basse consommation… On alimente 10 ampoules basse consommation ou 3 ampoules à incandescence… C’est mieux les lampes basses conso, non ?
En cas de problème, un électricien de Tena est chargé de la maintenance. On lui amène les turbines et il fait son boulot.
Cet électricien, qui a participé à l’installation de ces turbines il y a 3 ans, cherche d’ailleurs à fabriquer ces turbines ici. Il a beaucoup de demande pour d’autres installations et il ne peut absolument pas y faire face. En effet, les modèles installés sont des modèles Canadien fabriqué au Vietnam, qui coûtent de l’ordre de 800 dollars pièce. Ce n’est pas trop cher, mais l’approvisionnement depuis l’étranger est un peu compliqué. De plus, fabriqué localement, cela reviendrait 3 fois moins cher. Le principal problème pour cette « localisation de la fabrication », c’est qu’il faut se procurer des aimants (c’était d’ailleurs également le principal problème pour les éoliennes de BlueEnergy)
Affaire à suivre pour une petite solution simple et pas chère pour avoir de la lumière…
La Micro centrale hydraulique
Il y a aussi dans cette région des solutions plus professionnelles de turbine hydraulique de plus forte puissance. Des turbines allemandes (merci Siemens…) de 42 kW sont souvent utilisées pour alimenter des lycées, des hôpitaux afin de leur donner une indépendance énergétique par rapport au réseau électrique parfois défaillant.
Ce sont des solutions fiables. La turbine du collège de Téna par exemple, fonctionne depuis plus de vingt ans sans faillir. Elle demande seulement un peu de maintenance, (graissage de la machine, nettoyage du canal d’alimentation…)
Mais c’est tout de suite une solution plus conséquente que les solutions de pico centrales… un canal d’alimentation de 3 km de long, avec un débit de l’ordre du mètre cube par seconde, un ouvrage en béton pour la retenue de l’eau, une pièce pour accueillir la turbine et le panneau de contrôle…
Ci-dessous la turbine… Impressionnant n’est-ce pas ?

On peut voir l'arrivée d'eau à droite, qui entraine un démultiplicateur branché sur la turbine (une grosse dynamo... il y a aussi un contrôleur de vitesse en haut à gauche en rouge qui contrôle le débit d'eau en pour garder une vitesse et donc un voltage constant.
Au niveau implantation, cela demande une bonne étude de potentiel hydraulique, (ou hydrologique ?) pour savoir ou faire passer le canal (à faire passer sous des routes parfois), un investissement beaucoup plus important, une personne responsable de l’entretien qui passe régulièrement… Mais ça vaut le coup pour pouvoir alimenter un hôpital ou l’atelier de mécanique d’un collège, non ?
Allez, encore quelques visites de site de turbines hydraulique de prévue cette semaine… A bientôt, et merci d’être arrivé au bout de cet article un peu (trop ?) technique…
Le contexte
Le projet SILAE est un projet d'électrification de la forêt équatorienne. Les compagnies d'électricité Equatoriennes ne trouvent absolument pas d'intérêt à servir cette zone du pays.
Les villages sont trop petits, les maisons trop dispersées, les gens trop pauvres et donc potentiellement mauvais payeurs, les routes sont en trop mauvais état, donc le transport et la mise en place des lignes électriques est hasardeuse. Le système éducatif est mauvais, donc il n'y a pas beaucoup de gens compétent pour assurer la maintenance, et la distance à couvrir pour relier les villages est parfois gigantesque, ce qui inclue un coup en ligne électrique assez prohibitif.
Bref, même si les compagnies ont obtenus la concession de telle ou telle zone, la nécessité de rester compétitif fait qu'ils n'ont aucun intérêt à travailler dans cette région.
C'est dans ces cas la que les ONG, associations et autres projets alternatifs peuvent intervenir. En effet, la notion de rentabilité est beaucoup moins importante pour ces organismes, qui n'ont pas de compte à rendre à leurs actionnaires. (Ceci dit ces organismes doivent quand même rester rentable, gérer leur budget pour travailler dans de bonnes conditions, ne pas perdre trop d'argent sur un projet, trouver des subventions…)
Le projet SILAE, porté par un ingénieur Equatorien, a pour but de pallier les réticences des compagnies électriques dans l'Amazonie équatorienne. Ce qui au passage pose des problèmes de concessions. Ou comment obtenir la concession de la distribution d'électricité à la place d'une compagnie nationale qui ne souhaite pas travailler dans une zone mais qui ne l'avoue pas… quelques problèmes politiques en vue.
Le projet SILAE se divise en plusieurs parties :
L'avant projet
D'abord les équipes de SILAE ont sillonné l'Amazonie équatorienne pour parler du projet. L'objectif de sensibilisation des populations est extrêmement important. On en profite généralement pour récolter des informations dans les différentes régions (sur les populations sans électricité, les associations ou coopératives existantes…)
Ensuite, c'est aux populations intéressées de se manifester. Ce n'est pas au projet SILAE d'imposer un projet, une turbine, un panneau solaire dans une communauté, c'est à la communauté de se déclarer motivée pour recevoir le projet. S'en suit la signature d'une déclaration d'intérêt, sur laquelle la communauté s'engage sur le projet : Ce sera à la communauté de mettre en place l'Entreprise Communautaire d'Electrification Rurale (ECER), aidée par le projet SILAE, bien sur. Les gérants et employés de cette future ECER doivent déjà être sélectionnés.
On va pouvoir ensuite commencer une étude de terrain beaucoup plus précise, le design du réseau électrique, la formation des employés, et la recherche de subvention.
Le démarrage du projet
L'étude de terrain – ou enquête - est essentielle. Elle permettra de déterminer exactement le nombre de clients (familles, écoles, atelier de fabrication, entreprises…), leur future consommation en électricité, leur localisation géographique, leur capacité à payer la facture… Il est indispensable que cette étude soit bien faite, car c'est elle qui déterminera la façon dont on implémentera le projet, et si le projet est viable.
En effet, toutes ces informations sont rentrées dans un petit logiciel qui calculera le coût des investissements et du projet, les tarifs de l'électricité pour les clients, le taux de rentabilité de l'entreprise… Je ne rentrerais pas plus en détails dans les problématiques économiques, il y a de bien meilleurs spécialistes !!
Le design du réseau électrique, les ingénieurs de SILAE s'en chargent. Dans cette partie de l'Amazonie bien pluvieuse et toujours un peu montagneuse, il y a un bon potentiel hydraulique. La solution technique est donc souvent constituée d'une petite centrale hydraulique (40 kw) reliée à un réseau moyenne tension et des transformateurs reliés à des réseaux basse tension 110V. Il peut y avoir des panneaux solaires pour les communautés vraiment trop isolées, pour lesquelles le réseau moyenne tension ne serait vraiment pas rentable.
Il faut aussi former les employés de l'ECER. Ce sont eux qui assureront la continuité du projet dans le temps. Ils assureront la gestion de l'entreprise au jour le jour, la comptabilité, la maintenance des équipements, le recouvrement des factures, la sensibilisation des clients à la fée électricité… (De l'utilité de mettre des lampes basse consommation par exemple…)
Les financements
Jusque ici, il « suffit » de travail. Ensuite, pour l'implantation du projet à proprement parler, il faut des financements. En effet, le matériel coûte cher, et la recherche de subventions est une partie assez difficile. Car l'entreprise locale d'électricité ne peut fonctionner que si les investissements en matériels et l'installation du réseau électrique sont déjà réalisés. Les 700.000 dollars d'investissements initiaux sont beaucoup trop importants pour une structure comme celle-ci. Entre les factures payées et impayés, les salaires, la maintenance, l'entreprise sera rentable dans la durée si seulement ces investissements initiaux sont à la charge de…
Alors qui a 700.000 dollars pour le projet de Rukullakta ? Je vous préviens, on ne commencera pas tant qu'on n'aura pas réuni la somme… Alors… J'attends. Qui ?
L'Ademe, en France, subventionne déjà toute la structure du projet à Quito (bureaux, matériel informatique, salaires, déplacements…) On se tourne vers la banque mondiale, la commission européenne, des fondations diverses… Comme chacun des 20 projets nécessite à peu près cette somme, il y a un travail énorme.
La mise en place
Une fois que les financements sont arrivés, on peut commencer la mise en place des centrales hydrauliques, des systèmes de panneaux solaire, le réseau électrique moyenne tension et basse tension, les transformateurs, les systèmes chez les clients… Et voila, on peut brancher la lumière, un réfrigérateur, une télévision (le fléau du millénaire).
L'entreprise peut commencer à fonctionner et tout le monde est content…
Sauf que à Rukullakta par exemple, il manque beaucoup d'argent pour commencer. Alors les responsables du projet, les organisations de Rukullakta recherchent les subventions pour démarrer…
Voici un petit résumé d’un projet d’électrification rurale… Evidemment, il y a quelques raccourcis rapides, vous ne nous en voudrez pas ! Et puis désolé, encore un article sans photos !!
A Rukullakta, à côté de Tena dans la forêt équatorienne, le Peuple Kichwa de Rukullakta (PKR) est très intéressés pour recevoir des volontaires sur différents types de projets, en cours de définition, suivant :
- Ecotourisme
- Urbanisme
- Energie
- Commerce équitable
- Cours d’anglais, de français
- Site internet
- Recherche de marché pour les produits du PKR.
Les conditions seraient plutôt tranquilles, nourri logé dans une famille, peut être avec une petite participation financière… Aucun problème de paludisme, des gens charmants…
Attention, il faut quand même parler espagnol, être super autonome en général et dans le travail, et ne pas avoir peur de vivre sans eau ni électricité pendant quelques jours…
Nous allons très prochainement mettre des « offres de volontariat » en ligne sur ce sujet. Si vous êtes intéressés, ou avez un ami d’ami intéressé, n’hésitez pas à nous écrire !!
Par contre, si vous avez un stage à valider, le maitre de stage ne pourra surement pas venir à votre soutenance, et il n’est pas sur que le PKR soit reconnu par votre école comme étant habilité à recevoir des stagiaires…
Bonne journée !!
Vous souhaiter faire du volontariat en France ou à l´étranger ? Vous connaissez quelqu’un qui rêve de partir ?
Sachez tout d’abord que quasi toutes les associations françaises recherchent des bénévoles en France… Forcément, c’est moins sexy d’aller distribuer la soupe populaire, de faire la compta d’une association, d’aller voir des prisonniers en cellule ou de militer pour une ville cyclable que de monter des éoliennes au Nicaragua ou creuser un puit au Tchad… Sachez cependant que c’est aussi super enrichissant et tout aussi utile, et que vous ne prendrez pas l’horrible avion qui pollue pour votre petit plaisir de blanc qui veut faire sa petite B.A. et se dépayser…
Bon. Mais si comme nous vous avez vraiment envie de partir « à l’étranger » faire du volontariat, vous pouvez commencer par le salon des solidarités, à paris, ces 22 au 24 juin 2007. Si vous voulez plus de détail sur notre parcours, si vous souhaitez contacter les ONG ou associations avec qui nous avons travaillé (ou travaillerons...), vous pouvez aussi, bien sur, nous contacter.
Sachez cependant, que pour être volontaire de manière « conventionnelle », c'est-à-dire partir avec un organisme officiellement reconnu, la sélection est dure, quasiment autant qu’en entreprise, que certains organismes demandent une participation financière, qu’on est pas forcément nourri logé…
Pour vos recherche de financements de projets de solidarité, jetez donc un oeil sur le site de l'agence des Micro-Projets, qui recense beaucoup de bourses
Et bon courage !
Ca s?appelle des « Chantaculos », ce ne sont pas des larves mais ça y ressemble beaucoup? ça se développe dans les troncs d?arbres mort et c?est un plat de luxe? ça se cuit dans une feuille d?arbre, c?est gras, c?est bon et on ne mange pas la tête.
vivant ca donne ca...

et dans l'assiette...

on a une petite vidéo, disponible sur demande...
Bon appetit à tous !
EL PROJECTO
En El Salvador, los terremotos son frecuentes. En 2001, uno de ellos destruyó muchas de las viviendas de tierra, haciendo muchas víctimas. Varios ONG vinieron en la urgencia, distribuyendo chapas onduladas a cuál deseado, resulta que se encontraran a muchas familias en casas "microondas", como aquí les llaman, porque son hecho con 5 chapas onduladas que calientan mucho con el sol.
Caritas instaló una acción de larga durada, apoyada financieramente por varias organizaciones como Misereor, apoyada técnicamente por la organización de Fundasal, y relevada en ciertas áreas por las diócesis. Así, en 2001, Wilfredo Carazas, arquitecto especializado en las construcciones de tierra, vino para enseñar la construcción en tierra sismo resistente a 3 albañiles de Caritas y a varios otras personas.
Desde este momento, los equipos de Caritas y de los diócesis seguían haciendo la coordinación del proyecto, el planeamiento, elijando las personas que necesitan lo más dentro todos las que quieren participar al proyecto. Después se organizan las personas en grupo de 10. Cada de estos 10 tienen que encontrar el apoyo de 2 o 3 miembros de su entorno para ayudarle dentro del grupo. Los grupos son formados por los albañiles de Fundasal y los equipos de la coordinación. Junto, los miembros del grupo preparan la tierra y construyen cada casa. Fundasal asegura la supervisión del proyecto en el nivel técnico y sigue el proyecto sobre los puntos delicados..
Hace 6 años que este proyecto existe, y este año estaba decidido de hacer una evaluación en todo el Salvador. ¿Cómo las casas fueron construidos? ¿Cómo están ahora? ¿Hubo ampliaciones? ¿Cómo los utilizadores aprecián él proyecto? ¿Cómo la gente se organiza para las construcciones…?
El señor Carazas regresó durante 3 semanas en El Salvador para caminar en las comunidades haciendo esta evaluación. Nosotros caminamos un poquito con él y dos equipos locales: Mauricio y Liliana que trabajan sobre la coordinación del proyecto para la diócesis de San Miguel (ver la foto), y Wilmer y Ana Teresa por la organización Caritas de Santa Ana.
EL PRINCIPIO DE CONSTRUCCIÓN
El principal objetivo de este proyecto es de ahorrarle que la casa se derrumba a sus habitantes. Efectivamente, sorprendidos por el terremoto, la gente no tiene el tiempo para irse afuera. La casa debe resistir a un terremoto de magnitud 6/7 de la escala de Richter.
Tradicionalmente, la gente construyan con ladrillos de adobe rectangulares o en mazorca (barrillas). Una casa que es sismo resistente tiene estas características :
•Ladrillos cuadrados de adobe (ladrillos secados con el sol)
•La adición de contrafuertes
•La adición de una estructura de bambúes en las paredes de tierra.
•El encadenamiento de todas las paredes de la casa, horizontalmente como verticalmente.
La construcción es componada de varios módulos cuadrados. El proyecto asegura la construcción de un módulo o de dos. Después se podría añadir una ampliación a la casa, simplemente con construyendo simétricos de los modulados existentes, sin olvidar de cadenar los módulos entre ellos..


LA CONSTRUCCIÓN :
• Fabricación de los ladrillos de adobes :

La fabricación de los ladrillos de adobe requiere mucho tiempo. La tierra conveniente debe ser en el mismo tiempo arenoso y arcilloso. Mezclar esta tierra con agua, añadir paja, mezclar de manera bien homogénea. Moldear los ladrillos con el molde y dejar a secar varios días.
• Fundaciones y encadenamientos bajos


• Asamblea de los ladrillos de adobe con los refuerzos verticales y los contrafuertes. Todos los 5 rangos, añadir también bambúes partidos para consolidar la estructura horizontalmente.



•El encadenamiento ariba de las paredes son hecho con una viga de hormigón o con ladrillos de adobe que tienen una forma de "U" en la cual se pone concreto.
•La carpintería es de madera o de bambúes o de vigas de metal y de aceros. El techo es en tejas de arcilla o de fibra de cemento.
•Varias capas del repello: una capa de tierra para regularizar la pared, después una capa de cal y arena (o con poquito de cemento si la capa es muy fina, no más que un centímetro. Se autoriza solamente en exterior debido a la lluvia, no en interior, porque el ladrillo tiene que respirar). Por fin, pintar con pintura de cal.
El BALANCE
En diciembre de 2006, hubo un nuevo terremoto, más débil que el de 2001 pero significativo. Las casas no cayeron, la gente sentían sus casas temblar pero ningunas se derrumbaron. En 6 años, muchas familias se beneficiaron de este proyecto que sigue de crecer, gracias a todos los personas implicadas. Sin embargo, se puede observar algunas dificultades relacionadas con los varios factores siguientes y particularmente con la construcción de ampliación..

Técnica:
Sobre los módulos, la formación podía tratar de ciertos puntos como la construcción sobre un terreno inclinado, la importancia y el mantenimiento de los repellos
Planeamiento :
Es difícil planear las construcciones de casas entre la llegada de los financiamientos y la estación de la lluvia; es necesario encontrar soluciones como cubrir el sitio de la construcción (con una estructura de bambúes con contreviente y una lona de plastica negra)

Destinarios del proyecto: dos tipos de solicitud:
• Solicitud individual: el proyecto se organiza alrededor de los grupos de 10 personas. El problema encontrado es que hay gente que se desmotivan porque el sistema constructivo es más complicado y necesita mas tiempo que un sistema tradicional. El grupo de 10 se encuentra a veces a 5 personas, que constituye menos mano de obra.
• Solicitud de la familia: hay familias con muchos miembros que solicitan el proyecto. Son bastantes personas para hacer el proyecto sola. Estas solicitudes no eran en el concepto básico del proyecto pero funcionan muy bien, gracias a la paciente y a la motivación de la gente.
Reconsiderar el concepto básico del proyecto: ¿emergencia o extensión?
El proyecto llega un nivel del desarrollo que pide de considerar nuevos factores. De hecho, en las casas visitadas, muchos tienen ampliaciones, desafortunadamente no realizado según los conceptos sismo resistente. La gente no solicitó los consejos de los miembros del proyecto. ¿Ya se trata el proyecto solo de emergencia, a saber construcción de un módulo básico, o ya se trata también de ampliaciones?
- - carencia de los moldes necesarios: estos moldes son muy fáciles de construir pero calcular las dimensiones del molde del medio ladrillo es difícil a causa del grueso de los empalmes/juntas. La solución sería dejar dos moldes en cada casa.
- carencia de tiempo para hacer los refuerzos horizontales en bambúes. - carencia de formación : A menudo, la gente pega los nuevos módulos contra los viejos, sin hacer de chainage, (quitar un ladrillo de dos del refuerzo de la construcción existente y venir encadenar el módulo nuevo).
• Otros utilizaron otros materiales porque tenían un poco de dinero: es más fácil comprar los ladrillos de arcilla y los bloques de cemento que pasar tan tiempo para fabricar los adobes. Sin embargo, estos materiales y la tierra no trabajan de una manera igual, y cuando hay un terremoto, se comportarán diferentemente. Por ejemplo, una construcción del cemento pegada contra un módulo de tierra oscilará más fuerte y dará como golpe de martillo a la construcción de tierra que va a caer. La solución es construir en el mismo material encadenando los dos módulos, o construir el otro módulo más lejos.
ALGUNAS CONCLUSIONES DE LA EVALUACIÓN PARA MEJORAR El PROYECTO…

• Sensibilizar la población sobre el tema del mantenimiento: como todas las casas, estas casas necesitan mantenimiento, particularmente el repello.
Rukullacta, groupement de communautés Kichwa où nous vivons, est situé près de Tena. Cette « communauté de communes » est un très bon exemple de réussite de projets de développement.
Le peuple kichwa, depuis toujours propriétaire de cette région de la forêt amazo-équatorienne et ayant une culture très riche, a été, comme beaucoup d’autres civilisations, asservi par la colonisation. Nous autres occidentaux-colonisateurs, outre le fait de piller des régions entières, nous avons en plus imposé un modèle de développement, un modèle religieux, un modèle politique et économique, qui ne correspondait absolument pas aux modèles de civilisations déjà en place. Et à quel titre ce modèle « développé » serait supérieur ?
Toute la région de la forêt équatorienne a été pendant longtemps sous le contrôle de colons espagnols. Ainsi les kichwas, dont la culture a été « sabotée » pendant de nombreuses décennies, servaient d’esclaves dans les mines d’or de la région.
L’Equateur a obtenu son indépendance en 1830. Les peuples indigènes étaient désormais sous le système imposé par le gouvernement. Peu à peu, ils ont manifesté leur volonté de gérer eux même leurs terres et leur développement et en 1998 ont obtenus du gouvernement la possibilité de s’organiser en communautés indépendantes par l’introduction des articles 83 et 84 des Droits Collectifs.
C’est ainsi qu’à Rukullakta, les habitants ont créés l’organisation appelée « Peuple Kichwa de Rukkullakta » (PKR), qui leur permet ainsi d’être acteur de leur propre développement.
Ils ont monté, grâce à l’aide d’organisations nationales et internationales, de nombreux projets de développement pour cette communauté de communes qui regroupe aujourd’hui plus de 6000 habitants sur 17 villages. Parmi ces projets :
- Augmentation de la rentabilité et amélioration de la race pour l’élevage bovin,
- Formation d’un groupe musical traditionnel Kichwa,
- Amélioration des services de santé (système d’eau « potable », centre médico-dentaire, pharmacie…)
- Entreprise d’abattage et de vente de poulet
- Entreprise de Cacao
- Amélioration de l’état des routes pour désenclaver les villages éloignés.
- Pisciculture…
Aujourd’hui, d’autres projets sont en cours, sur lesquels nous allons plus ou moins intervenir :
- Agriculture améliorée de Cacao et maïs (Tri, séchage, transformation)
- Ecotourisme
- Planification urbaine à 10 ans
- Formation de la population sur beaucoup de sujets (économie, tourisme, informatique, langues étrangère, culture Kichwa…)
- Et l’entreprise d’électrification, avec le projet SILAE.
Il y a réellement beaucoup d’idées, des moyens importants… c’est vraiment motivant de voir à quel point les choses bougent ici. Même s’il manque toujours une bonne partie des financements pour passer à la réalisation de la plupart des projets. Quelqu’un aurait 700.000 dollars pour terminer d’électrifier ces villages ??
La raison de la réussite de ces projets ?
D’abord et principalement parce que toutes les idées viennent de la population de Rukullacta. En aucun cas un projet ne peut fonctionner s’il est imposé et porté par des gens extérieurs.
Ensuite, il y a vraiment ici des gens moteurs curieux, éduqués, qui se forment constamment, qui s’organisent…
Au bureau par exemple, il y a une dizaine d’ordinateurs (avec Autocad 2007, oui oui !!), ils sont équipés de GPS pour délimiter leur territoire, et ils savent s’en servir !
De plus, le peuple Kichwa est en plein processus d’auto-définition. Les articles 83 et 84 de la loi équatorienne sur les indigènes les autorisent à s’auto définir. C’est ainsi que le PKR et les kichwas s’organisent pour gérer leur territoire, leurs lois, leurs services d’eau et d’électricité, leurs écoles… Tout cela leur permettrait de se développer en accord avec leur culture ancestrale, bien différente de la notre. Ce système leur permettrait également de pouvoir gérer le parc national situé sur leur territoire. En effet, depuis sa création, ils n’ont plus le droit d’y chasser ni d’y pêcher, ce qui les prive d’une grande source de nourriture et de revenus. Comme ils sont absolument capables de gérer ce parc de manière durable, pourquoi pas ??
Cela leur permettrait aussi de gérer les nappes de pétrole, un peu trop présentes dans la région. Car ici, qui dit exploitation du pétrole dit pollution, et pas un rond pour les populations (on pourrait en faire une chanson avec toutes ces rimes !!!). Sans blaguer, la pollution ici signifie destruction de l’environnement donc plus ni agriculture, ni pêche, ni chasse, et fuite des touristes… Donc perte de tous les revenus.
Alors, on les exploite ces puits de pétrole pour pouvoir faire rouler nos voitures un peu plus longtemps ?? Ou bien on commence tout de suite à anticiper la fin du pétrole et à rouler à vélo, à faire attention aux emballages plastiques, à recycler, à ne plus prendre l’avion (allez, Soizic et Vincent vont rentrer en bateau ?!!), à acheter local et bio (ça coûte plus cher certes, mais il y a moins d’utilisation de pétrole)… en réalité surtout à DIMINUER notre consommation de pétrole et dérivés (plastique, transports…)… de la très bonne littérature sur le sujet sur le site de Manicore…
Et oui, car même chez les kichwas, il y a des conférences sur le réchauffement climatique, ou l’on explique aux kichwas que leur pétrole servira à faire rouler les voitures américaines et augmentera de manière significative la température planétaire… Ils sont presque plus au courant (et plus réceptifs) que nous dites donc !
Bien le bonsoir, et promis on ne prendra plus l’avion en rentrant en France !!
Nous avons mangé des choses peu communes ces derniers temps...
A votre avis ??
On attend vos suggestions dans les commentaires !!!
Guillaume, un ami d'amie de Soiz nous attend à l'aéroport et nous loge pour les premiers jours, son appartement étant vacant la semaine. Guillaume, spéciale dédicace si tu nous lis, on te remercie très chaleureusement !
Il faut d'abord se réhabituer à la vie "à l'occidentale". Des magasins partout, l'électricité, l'eau courante et potable, du papier toilette qu'on jette dans les toilettes, une cuisine, une gazinière, des buildings partout, des rues qu'il faut traverser précautioneusement, des tableaux au murs, une douche chaude... et du vin rouge, fromage et baguette... nos 2 Français n'avaient pas connu cela depuis le départ... Ne manque plus que le Picon, qu'in certain môssieur de haute taille devrait envoyer prochainement.
Et il faut dire qu'on change completement de climat ! A Quito, à 2800 mètre d'altitude, on sort nos polaires qu'on avait gardé dans un coin du sac à dos ! Les montagnes à portée de téléphérique sont à 4100 mètres d'altitude, autant dire pas facile... le mal de l'altitude, c'est pas des blagues, il faut s'accoutumer !!
On a aussi rapidement rendez vous avec les responsables du projet Silae. Des gens très sympathiques, avec qui on convient de partir jeudi 17 mai à Rukullacta pour une étude d'utilisation de l'énergie à visée productive. L'objectif ? Donner aux populations prochainement électrifiée la possibilité, grâce à la fée électricité, d'avoir plus de revenus, pour entre autre payer la facture de l'électricité qu'on leur amène. Il leur restera, on espère, des revenus pour l'amélioration de leur niveau de vie dans d'autres domaines...
Ce projet, au premier abord, nous semble extremement sain dans sa démarche. Avec l'appui de Silaé, c'est aux populations concernées de faire le premier pas pour demander l'électricité, de remplir des dossiers, de s'organiser pour monter des micro-entreprises de gestion de l'électricité (production, distribution, paiement, maintenance...). Une fois que ces structures sont en places, que les futurs techniciens sont formés, on trouvera des fonds (l'ADEME, l'Unieu Européenne, organismes Equatoriens...) pour implanter le projet. L'élecricité est d'origine renouvelable (solaire, pico hydro électricité) et ce n'est pas pour nous déplaire...
Nous partons donc jeudi pour Rukullacta, à côté de Tena dans la forêt équatorienne... On l'aime bien la jungle !! De plus, comme on a rencontré aujourd'hui un architecte de Quito spécialisé en terre, on va aussi regarder les possibilités de construction en terre (moins cher que du ciment?) dans ces communautés...
A bientôt !!
S&V