Lundi 4 juin 2007

Le contexte

Le projet SILAE est un projet d'électrification de la forêt équatorienne. Les compagnies d'électricité Equatoriennes ne trouvent absolument pas d'intérêt à servir cette zone du pays.

Les villages sont trop petits, les maisons trop dispersées, les gens trop pauvres et donc potentiellement mauvais payeurs, les routes sont en trop mauvais état, donc le transport et la mise en place des lignes électriques est hasardeuse. Le système éducatif est mauvais, donc il n'y a pas beaucoup de gens compétent pour assurer la maintenance, et la distance à couvrir pour relier les villages est parfois gigantesque, ce qui inclue un coup en ligne électrique assez prohibitif.
 
Bref, même si les compagnies ont obtenus la concession de telle ou telle zone, la nécessité de rester compétitif fait qu'ils n'ont aucun intérêt à travailler dans cette région.
 
C'est dans ces cas la que les ONG, associations et autres projets alternatifs peuvent intervenir. En effet, la notion de rentabilité est beaucoup moins importante pour ces organismes, qui n'ont pas de compte à rendre à leurs actionnaires. (Ceci dit ces organismes doivent quand même rester rentable, gérer leur budget pour travailler dans de bonnes conditions, ne pas perdre trop d'argent sur un projet, trouver des subventions…)
 
 
Le projet SILAE, porté par un ingénieur Equatorien, a pour but de pallier les réticences des compagnies électriques dans l'Amazonie équatorienne. Ce qui au passage pose des problèmes de concessions. Ou comment obtenir la concession de la distribution d'électricité à la place d'une compagnie nationale qui ne souhaite pas travailler dans une zone mais qui ne l'avoue pas… quelques problèmes politiques en vue.
 
Le projet SILAE se divise en plusieurs parties :
 
L'avant projet
 
D'abord les équipes de SILAE ont sillonné l'Amazonie équatorienne pour parler du projet. L'objectif de sensibilisation des populations est extrêmement important. On en profite généralement pour récolter des informations dans les différentes régions (sur les populations sans électricité, les associations ou coopératives existantes…)
 
Ensuite, c'est aux populations intéressées de se manifester. Ce n'est pas au projet SILAE d'imposer un projet, une turbine, un panneau solaire dans une communauté, c'est à la communauté de se déclarer motivée pour recevoir le projet. S'en suit la signature d'une déclaration d'intérêt, sur laquelle la communauté s'engage sur le projet : Ce sera à la communauté de mettre en place l'Entreprise Communautaire d'Electrification Rurale (ECER), aidée par le projet SILAE, bien sur. Les gérants et employés de cette future ECER doivent déjà être sélectionnés.
 
On va pouvoir ensuite commencer une étude de terrain beaucoup plus précise, le design du réseau électrique, la formation des employés, et la recherche de subvention.
 
Le démarrage du projet
L'étude de terrain – ou enquête - est essentielle. Elle permettra de déterminer exactement le nombre de clients (familles, écoles, atelier de fabrication, entreprises…), leur future consommation en électricité, leur localisation géographique, leur capacité à payer la facture… Il est indispensable que cette étude soit bien faite, car c'est elle qui déterminera la façon dont on implémentera le projet, et si le projet est viable.
 
En effet, toutes ces informations sont rentrées dans un petit logiciel qui calculera le coût des investissements et du projet, les tarifs de l'électricité pour les clients, le taux de rentabilité de l'entreprise… Je ne rentrerais pas plus en détails dans les problématiques économiques, il y a de bien meilleurs spécialistes !!
 
Le design du réseau électrique, les ingénieurs de SILAE s'en chargent. Dans cette partie de l'Amazonie bien pluvieuse et toujours un peu montagneuse, il y a un bon potentiel hydraulique. La solution technique est donc souvent constituée d'une petite centrale hydraulique (40 kw) reliée à un réseau moyenne tension et des transformateurs reliés à des réseaux basse tension 110V. Il peut y avoir des panneaux solaires pour les communautés vraiment trop isolées, pour lesquelles le réseau moyenne tension ne serait vraiment pas rentable.
 
Il faut aussi former les employés de l'ECER. Ce sont eux qui assureront la continuité du projet dans le temps. Ils assureront la gestion de l'entreprise au jour le jour, la comptabilité, la maintenance des équipements, le recouvrement des factures, la sensibilisation des clients à la fée électricité… (De l'utilité de mettre des lampes basse consommation par exemple…)
 
Les financements
Jusque ici, il « suffit » de travail. Ensuite, pour l'implantation du projet à proprement parler, il faut des financements. En effet, le matériel coûte cher, et la recherche de subventions est une partie assez difficile. Car l'entreprise locale d'électricité ne peut fonctionner que si les investissements en matériels et l'installation du réseau électrique sont déjà réalisés. Les 700.000 dollars d'investissements initiaux sont beaucoup trop importants pour une structure comme celle-ci. Entre les factures payées et impayés, les salaires, la maintenance, l'entreprise sera rentable dans la durée si seulement ces investissements initiaux sont à la charge de…
 
Alors qui a 700.000 dollars pour le projet de Rukullakta ? Je vous préviens, on ne commencera pas tant qu'on n'aura pas réuni la somme… Alors… J'attends. Qui ?
 
L'Ademe, en France, subventionne déjà toute la structure du projet à Quito (bureaux, matériel informatique, salaires, déplacements…) On se tourne vers la banque mondiale, la commission européenne, des fondations diverses… Comme chacun des 20 projets nécessite à peu près cette somme, il y a un travail énorme.
 
La mise en place
Une fois que les financements sont arrivés, on peut commencer la mise en place des centrales hydrauliques, des systèmes de panneaux solaire, le réseau électrique moyenne tension et basse tension, les transformateurs, les systèmes chez les clients… Et voila, on peut brancher la lumière, un réfrigérateur, une télévision (le fléau du millénaire).
 
L'entreprise peut commencer à fonctionner et tout le monde est content…
 
Sauf que à Rukullakta par exemple, il manque beaucoup d'argent pour commencer. Alors les responsables du projet, les organisations de Rukullakta recherchent les subventions pour démarrer…
 
 
Voici un petit résumé d’un projet d’électrification rurale… Evidemment, il y a quelques raccourcis rapides, vous ne nous en voudrez pas ! Et puis désolé, encore un article sans photos !!

Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Mardi 29 mai 2007

A Rukullakta, à côté de Tena dans la forêt équatorienne, le Peuple Kichwa de Rukullakta (PKR) est très intéressés pour recevoir des volontaires sur différents types de projets, en cours de définition, suivant :
 - Ecotourisme
 - Urbanisme
 - Energie
 - Commerce équitable
 - Cours d’anglais, de français
 - Site internet
 - Recherche de marché pour les produits du PKR.


Les conditions seraient plutôt tranquilles, nourri logé dans une famille, peut être avec une petite participation financière… Aucun problème de paludisme, des gens charmants…

Attention, il faut quand même parler espagnol, être super autonome en général et dans le travail, et ne pas avoir peur de vivre sans eau ni électricité pendant quelques jours…


Nous allons très prochainement mettre des « offres de volontariat » en ligne sur ce sujet. Si vous êtes intéressés, ou avez un ami d’ami intéressé, n’hésitez pas à nous écrire !!

Par contre, si vous avez un stage à valider, le maitre de stage ne pourra surement pas venir à votre soutenance, et il n’est pas sur que le PKR soit reconnu par votre école comme étant habilité à recevoir des stagiaires…

 

Bonne journée !!

 

Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Mardi 29 mai 2007

Ca s?appelle des « Chantaculos », ce ne sont pas des larves mais ça y ressemble beaucoup? ça se développe dans les troncs d?arbres mort et c?est un plat de luxe? ça se cuit dans une feuille d?arbre, c?est gras, c?est bon et on ne mange pas la tête.

 

 

vivant ca donne ca...

et dans l'assiette...

on a une petite vidéo, disponible sur demande...

Bon appetit à tous !

 

Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Lundi 28 mai 2007

VIVIENDAS SISMO RESISTENTES EN TIERRA EN EL SALVADOR



EL PROJECTO


                                               

En El Salvador, los terremotos son frecuentes. En 2001, uno de ellos destruyó muchas de las viviendas de tierra, haciendo muchas víctimas.  Varios ONG vinieron en la urgencia, distribuyendo chapas onduladas a cuál deseado, resulta que se encontraran a muchas familias en casas "microondas", como aquí les llaman, porque son hecho con 5 chapas onduladas que calientan mucho con el sol.


Caritas instaló una acción de larga durada, apoyada financieramente por varias organizaciones como Misereor, apoyada técnicamente por la organización de Fundasal, y relevada en ciertas áreas por las diócesis. Así, en 2001, Wilfredo Carazas, arquitecto especializado en las construcciones de tierra, vino para enseñar la construcción en tierra sismo resistente a 3 albañiles de Caritas y a varios otras personas.

 


Desde este momento, los equipos de Caritas y de los diócesis seguían haciendo la coordinación del proyecto, el planeamiento, elijando las personas que necesitan lo más dentro todos las que quieren participar al proyecto. Después se organizan las personas en grupo de 10. Cada de estos 10 tienen que encontrar el apoyo de 2 o 3 miembros de su entorno para ayudarle dentro del grupo. Los grupos son formados por los albañiles de Fundasal y los equipos de la coordinación. Junto, los miembros del grupo preparan la tierra y construyen cada casa. Fundasal asegura la supervisión del proyecto en el nivel técnico y sigue el proyecto sobre los puntos delicados..




Hace 6 años que este proyecto existe, y este año estaba decidido de hacer una evaluación en todo el Salvador. ¿Cómo las casas fueron construidos? ¿Cómo están ahora? ¿Hubo ampliaciones? ¿Cómo los utilizadores aprecián él proyecto? ¿Cómo la gente se organiza para las construcciones…?  
El señor Carazas regresó durante 3 semanas en El Salvador para caminar en las comunidades haciendo esta evaluación. Nosotros caminamos un poquito con él y dos equipos locales: Mauricio y Liliana que trabajan sobre la coordinación del proyecto para la diócesis de San Miguel (ver la foto), y Wilmer y Ana Teresa por la organización Caritas de Santa Ana.









EL PRINCIPIO DE CONSTRUCCIÓN


El principal objetivo de este proyecto es de ahorrarle que la casa se derrumba a sus habitantes. Efectivamente, sorprendidos por el terremoto, la gente no tiene el tiempo para irse afuera. La casa debe resistir a un terremoto de magnitud 6/7 de la escala de Richter.


Tradicionalmente, la gente construyan con ladrillos de adobe rectangulares o en mazorca (barrillas).  Una casa que es sismo resistente tiene estas características :

 
•La forma de la casa (la cuadrada que es más sismo resistente) 

•Ladrillos cuadrados de adobe (ladrillos secados con el sol) 

•La adición de contrafuertes 

•La adición de una estructura de bambúes en las paredes de tierra. 

•El encadenamiento de todas las paredes de la casa, horizontalmente como verticalmente.

 

La construcción es componada de varios módulos cuadrados. El proyecto asegura la construcción de un módulo o de dos. Después se podría añadir una ampliación a la casa, simplemente con construyendo simétricos de los modulados existentes, sin olvidar de cadenar los módulos entre ellos..
























LA CONSTRUCCIÓN :


•  Fabricación de los ladrillos de adobes :


 La fabricación de los ladrillos de adobe requiere mucho tiempo. La tierra conveniente debe ser en el mismo tiempo arenoso y arcilloso. Mezclar esta tierra con agua, añadir paja, mezclar de manera bien homogénea. Moldear los ladrillos con el molde y dejar a secar varios días.








•  Fundaciones y encadenamientos bajos
























•  Asamblea de los ladrillos de adobe con los refuerzos verticales y los contrafuertes. Todos los 5 rangos, añadir también bambúes partidos para consolidar la estructura horizontalmente.





















•El encadenamiento ariba de las paredes son hecho con una viga de hormigón  o con ladrillos de adobe que tienen una forma de "U" en la cual se pone concreto. 
•La carpintería es de madera o de bambúes o de vigas de metal y de aceros. El techo es en tejas de arcilla o de fibra de cemento. 
•Varias capas del repello: una capa de tierra para regularizar la pared, después  una capa de cal y arena (o con poquito de cemento si la capa es muy fina, no más que un centímetro. Se autoriza solamente en exterior debido a la lluvia, no en interior, porque el ladrillo tiene que respirar). Por fin, pintar con pintura de cal.



El BALANCE


En diciembre de 2006, hubo un nuevo terremoto, más débil que el de 2001 pero significativo.  Las casas no cayeron, la gente sentían sus casas temblar pero ningunas se derrumbaron.  En 6 años, muchas familias se beneficiaron de este proyecto que sigue de crecer, gracias a todos los personas implicadas. Sin embargo, se puede observar algunas dificultades relacionadas con los varios factores siguientes y particularmente con la construcción de ampliación..



Técnica:
Sobre los módulos, la formación podía tratar de ciertos puntos como la construcción sobre un terreno inclinado, la importancia y el mantenimiento de los repellos

Planeamiento :
Es difícil planear las construcciones de casas entre la llegada de los financiamientos y la estación de la lluvia; es necesario encontrar soluciones como cubrir el sitio de la construcción (con una estructura de bambúes con contreviente y una lona de plastica negra)



Destinarios del proyecto: dos tipos de solicitud:
La elección de las familias se debe considerar según dos diversos tipos de solicitud que impliquen dos organizaciones diferentes. 
• Solicitud individual: el proyecto se organiza alrededor de los grupos de 10 personas. El problema encontrado es que hay gente que se desmotivan porque el sistema constructivo es más complicado y necesita mas tiempo que un sistema tradicional.  El grupo de 10 se encuentra a veces a 5 personas, que constituye menos mano de obra. 
• Solicitud de la familia: hay familias con muchos miembros que solicitan el proyecto. Son bastantes personas para hacer el proyecto sola. Estas solicitudes no eran en el concepto básico del proyecto pero funcionan muy bien, gracias a la paciente y a la motivación de la gente. 
 

Reconsiderar el concepto básico del proyecto: ¿emergencia o extensión?
El proyecto llega un nivel del desarrollo que pide de considerar nuevos factores. De hecho, en las casas visitadas, muchos tienen ampliaciones, desafortunadamente no realizado según los conceptos sismo resistente. La gente no solicitó los consejos de los miembros del proyecto. ¿Ya se trata el proyecto solo de emergencia, a saber construcción de un módulo básico, o ya se trata también de ampliaciones?
 
• Algunos personas utilizaban el adobe pero usando la técnica tradicional o mezclando las dos técnicas. Las razones son:
- - carencia de los moldes necesarios: estos moldes son muy fáciles de construir pero calcular las dimensiones del molde del medio ladrillo es difícil a causa del grueso de los empalmes/juntas. La solución sería dejar dos moldes en cada casa.
 
- carencia del dinero y de los materiales: Algunos no hicieron los contrafuertes o  los refuerzos en bambúes. Los materiales que están diciendo “local” en realmente no están local porque no están disponibles en el lugar de la construcción. Además, hay gente que no puede comprarlos a los vecinos o pagar por el transporte de materiales. 
 
 
 
 
- carencia de tiempo para hacer los refuerzos horizontales en bambúes. 
 

- carencia de formación : A menudo, la gente pega los nuevos módulos contra los viejos, sin hacer de chainage, (quitar un ladrillo de dos del refuerzo de la construcción existente y venir encadenar el módulo nuevo).




• Otros utilizaron otros materiales porque tenían un poco de dinero: es más fácil comprar los ladrillos de arcilla y los bloques de cemento que pasar tan tiempo para fabricar los adobes. Sin embargo, estos materiales y la tierra no trabajan de una manera igual, y cuando hay un terremoto, se comportarán diferentemente. Por ejemplo, una construcción del cemento pegada contra un módulo de tierra oscilará más fuerte y dará como golpe de martillo a la construcción de tierra que va a caer. La solución es construir en el mismo material encadenando los dos módulos, o construir el otro módulo más lejos.


ALGUNAS CONCLUSIONES DE LA EVALUACIÓN PARA MEJORAR El PROYECTO…
 

• Sensibilizar la población sobre el tema del mantenimiento: como todas las casas, estas casas necesitan mantenimiento, particularmente el repello.   
 
• Intentar de dar el reflejo a la gente de consultar a los "especialistas" de la construcción de tierra para tener consejos.
 
• Anticipar los usos de la futura ampliación por el diseño del módulo básico (por ejemplo donde colocar las puertas y las ventanas para acceder al ampliación …) y proponer planes más flexibles y tener en cuenta la evolución de materiales según las disponibilidades locales. 
 
• Encontrar nuevas soluciones de financiamiento para financiar las ampliaciones, por ejemplo ver si dentro de los grupos, algunos miembros podrían proveer de ciertos materiales a otros y hacer intercambios entre los miembros. 
 
• Hacer nuevas formaciones sobre las ampliaciones y formar gente “local” sobre los aspectos técnicos (técnicos presentes localmente, a quien la gente puede solicitar a consejos sin tener que ir al otro extremo del país).  
 
• Si el proyecto se queda un proyecto de emergencia, sensibilizar las familias en cuáles podrán o no pódran hacer en el futuro, posiblemente darlos planes o dibujos de extensiones posibles?



Par Vince&Soiz - Publié dans : Español
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Vendredi 25 mai 2007

Rukullacta, groupement de communautés Kichwa où nous vivons, est situé près de Tena. Cette « communauté de communes » est un très bon exemple de réussite de projets de développement.

 

Le peuple kichwa, depuis toujours propriétaire de cette région de la forêt amazo-équatorienne et ayant une culture très riche, a été, comme beaucoup d’autres civilisations, asservi par la colonisation. Nous autres occidentaux-colonisateurs, outre le fait de piller des régions entières,  nous avons en plus imposé un modèle de développement, un modèle religieux, un modèle politique et économique, qui ne correspondait absolument pas aux modèles de civilisations déjà en place. Et à quel titre ce modèle « développé » serait supérieur ?

 

Toute la région de la forêt équatorienne a été pendant longtemps sous le contrôle de colons espagnols. Ainsi les kichwas, dont la culture a été « sabotée » pendant de nombreuses décennies, servaient d’esclaves dans les mines d’or de la région.

 

L’Equateur a obtenu son indépendance en 1830. Les peuples indigènes étaient désormais sous le système imposé par le gouvernement. Peu à peu, ils ont manifesté leur volonté de gérer eux même leurs terres et leur développement et en 1998 ont obtenus du gouvernement la possibilité de s’organiser en communautés indépendantes par l’introduction des articles 83 et 84 des Droits Collectifs.

 

C’est ainsi qu’à Rukullakta, les habitants ont créés l’organisation appelée « Peuple Kichwa de Rukkullakta » (PKR),  qui leur permet ainsi d’être acteur de leur propre développement.

 

Ils ont monté, grâce à l’aide d’organisations nationales et internationales, de nombreux projets de développement pour cette communauté de communes qui regroupe aujourd’hui plus de 6000 habitants sur 17 villages. Parmi ces projets :
- Augmentation de la rentabilité  et amélioration de la race pour l’élevage bovin,
- Formation d’un groupe musical traditionnel Kichwa,
- Amélioration des services de santé (système d’eau « potable », centre médico-dentaire, pharmacie…)
- Entreprise d’abattage et de vente de poulet
- Entreprise de Cacao
- Amélioration de l’état des routes pour désenclaver les villages éloignés.
- Pisciculture…

 

Aujourd’hui, d’autres projets sont en cours, sur lesquels nous allons plus ou moins intervenir :
- Agriculture améliorée de Cacao et maïs (Tri, séchage, transformation)
- Ecotourisme
- Planification urbaine à 10 ans
- Formation de la population sur beaucoup de sujets (économie, tourisme, informatique, langues étrangère, culture Kichwa…)
- Et l’entreprise d’électrification, avec le projet SILAE.

Il y a réellement beaucoup d’idées, des moyens importants… c’est vraiment motivant de voir à quel point les choses bougent ici. Même s’il manque toujours une bonne partie des financements pour passer à la réalisation de la plupart des projets. Quelqu’un aurait 700.000 dollars pour terminer d’électrifier ces villages ??

 

 

La raison de la réussite de ces projets ?
D’abord et principalement parce que toutes les idées viennent de la population de Rukullacta. En aucun cas un projet ne peut fonctionner s’il est imposé et porté par des gens extérieurs.
Ensuite, il y a vraiment ici des gens moteurs curieux, éduqués, qui se forment constamment, qui s’organisent…
Au bureau par exemple, il y a une dizaine d’ordinateurs (avec Autocad 2007, oui oui !!), ils sont équipés de GPS pour délimiter leur territoire, et ils savent s’en servir !

 

De plus, le peuple Kichwa est en plein processus d’auto-définition. Les articles 83 et 84 de la loi équatorienne sur les indigènes les autorisent à s’auto définir. C’est ainsi que le PKR et les kichwas s’organisent pour gérer leur territoire, leurs lois, leurs services d’eau et d’électricité, leurs écoles… Tout cela leur permettrait de se développer en accord avec leur culture ancestrale, bien différente de la notre. Ce système leur permettrait également de pouvoir gérer le parc national situé sur leur territoire. En effet, depuis sa création, ils n’ont plus le droit d’y chasser ni d’y pêcher, ce qui les prive d’une grande source de nourriture et de revenus. Comme ils sont absolument capables de gérer ce parc de manière durable, pourquoi pas ??
Cela leur permettrait aussi de gérer les nappes de pétrole, un peu trop présentes dans la région. Car ici, qui dit exploitation du pétrole dit pollution, et pas un rond pour les populations (on pourrait en faire une chanson avec toutes ces rimes !!!). Sans blaguer, la pollution ici signifie destruction de l’environnement donc plus ni agriculture, ni pêche, ni chasse, et fuite des touristes… Donc perte de tous les revenus.

 

 

Alors, on les exploite ces puits de pétrole pour pouvoir faire rouler nos voitures un peu plus longtemps ?? Ou bien on commence tout de suite à anticiper la fin du pétrole et à rouler à vélo, à faire attention aux emballages plastiques, à recycler, à ne plus prendre l’avion (allez, Soizic et Vincent vont rentrer en bateau ?!!), à acheter local et bio (ça coûte plus cher certes, mais il y a moins d’utilisation de pétrole)… en réalité surtout à DIMINUER notre consommation de pétrole et dérivés (plastique, transports…)… de la très bonne littérature sur le sujet sur le site de Manicore…

Et oui, car même chez les kichwas, il y a des conférences sur le réchauffement climatique, ou l’on explique aux kichwas que leur pétrole servira à faire rouler les voitures américaines et augmentera de manière significative la température planétaire… Ils sont presque plus au courant (et plus réceptifs) que nous dites donc !

 

 

Bien le bonsoir, et promis on ne prendra plus l’avion en rentrant en France !!

Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Lundi 21 mai 2007

Nous avons mangé des choses peu communes ces derniers temps...

 

A votre avis ??

 

On attend vos suggestions dans les commentaires !!!

Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Mercredi 16 mai 2007
Il y a un an, en pleine préparation de notre voyage, on partait avant tout pour l'Amérique du sud... Après ce petit détour de presque 4 mois, nous atterissons enfin à Quito, capitale de l'Equateur, ou nous allons travailler quelques temps avec le projet Silaé.

Guillaume, un ami d'amie de Soiz nous attend à l'aéroport et nous loge pour les premiers jours, son appartement étant vacant la semaine. Guillaume, spéciale dédicace si tu nous lis, on te remercie très chaleureusement !

Il faut d'abord se réhabituer à la vie "à l'occidentale". Des magasins partout, l'électricité, l'eau courante et potable, du papier toilette qu'on jette dans les toilettes, une cuisine, une gazinière, des buildings partout, des rues qu'il faut traverser précautioneusement, des tableaux au murs, une douche chaude... et du vin rouge, fromage et baguette... nos 2 Français n'avaient pas connu cela depuis le départ... Ne manque plus que le Picon, qu'in certain môssieur de haute taille devrait envoyer prochainement.

Et il faut dire qu'on change completement de climat ! A Quito, à 2800 mètre d'altitude, on sort nos polaires qu'on avait gardé dans un coin du sac à dos ! Les montagnes à portée de téléphérique sont à 4100 mètres d'altitude, autant dire pas facile... le mal de l'altitude, c'est pas des blagues, il faut s'accoutumer !!

On a aussi rapidement rendez vous avec les responsables du projet Silae. Des gens très sympathiques, avec qui on convient de partir jeudi 17 mai à Rukullacta pour une étude d'utilisation de l'énergie à visée productive. L'objectif ? Donner aux populations prochainement électrifiée la possibilité, grâce à la fée électricité, d'avoir plus de revenus, pour entre autre payer la facture de l'électricité qu'on leur amène. Il leur restera, on espère, des revenus pour l'amélioration de leur niveau de vie dans d'autres domaines...

Ce projet, au premier abord, nous semble extremement sain dans sa démarche. Avec l'appui de Silaé, c'est aux populations concernées de faire le premier pas pour demander l'électricité, de remplir des dossiers, de s'organiser pour monter des micro-entreprises de gestion de l'électricité (production, distribution, paiement, maintenance...). Une fois que ces structures sont en places, que les futurs techniciens sont formés, on trouvera des fonds (l'ADEME, l'Unieu Européenne, organismes Equatoriens...) pour implanter le projet. L'élecricité est d'origine renouvelable (solaire, pico hydro électricité) et ce n'est pas pour nous déplaire...

Nous partons donc jeudi pour Rukullacta, à côté de Tena dans la forêt équatorienne... On l'aime bien la jungle !! De plus, comme on a rencontré aujourd'hui un architecte de Quito spécialisé en terre, on va aussi regarder les possibilités de construction en terre (moins cher que du ciment?) dans ces communautés...

A bientôt !!

S&V
Par Vince&Soiz - Publié dans : Equateur
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Mercredi 16 mai 2007

MAISONS PARASISMIQUES EN TERRE AU SALVADOR


LE PROJET


Au Salvador, les tremblements de terre sont fréquents. En 2001, l’un d'eux a détruit une bonne partie des habitations en terre, faisant de nombreuses victimes. Plusieurs ONG sont venues a la rescousse, dans l’urgence, distribuant des tôles à qui voulait, si bien que de nombreuses familles se sont retrouvées dans des maisons « micro-ondes », comme on les appelle ici, c'est a dire des petites boites faites de 5 tôles et qui chauffent, chauffent, chauffent avec le soleil…
Caritas a mis en place une action longue durée, soutenue financièrement par divers organismes comme Misereor, soutenue techniquement par l'organisme Fundasal, et relayée dans certaines régions par les diocèses. Ainsi, en 2001, plusieurs personnes et notamment 3 maçons de Caritas ont été formés a la construction parasismique en adobe par Wilfredo Carazas, architecte spécialisé dans les constructions en terre.


                                                                              Photo : une maison en adobe traditionnel


Depuis, les équipes de Caritas et les relais du diocèse assurent la coordination du projet, le planning, ciblent les familles les plus nécessiteuses parmi les demandes. Les familles s’organisent ensuite en collectifs de 10 personnes demandeuses. Chacune de ces 10 personnes essaie de trouver l’appui de 2 ou 3 membres de son entourage pour l’aider au sein du collectif. Les collectifs sont formés par les maçons de Fundasal et par les équipes de coordination. Ensemble, les membres du collectif préparent la terre et construisent chaque maison. Fundasal assure la supervision du projet au niveau technique et suit le projet sur les points délicats.


Cela fait 6 ans que le projet existe, et cette année il a été décidé d'en faire une évaluation globale sur tout le Salvador. Comment les maisons ont-elles été construites ? Quel est leur état aujourd’hui ? Ont-elles été agrandies ? Comment les destinataires apprécient ils le projet ? Comment les gens s’organisent pour les constructions…? 
Wilfredo Carazas est donc revenu pendant 3 semaines arpenter le Salvador dans ses communautés les plus reculées. Nous avons fait un bout de chemin avec lui et avec deux équipes locales : Mauricio et Liliana qui s’occupent de la coordination du projet pour le diocèse de San Miguel (photo ci contre), et Wilmer et Ana Teresa qui s’occupent de la coordination du projet au sein de l’organisme Caritas de Santa Ana.








LE PRINCIPE CONSTRUCTIF

Le principal objectif de ce projet est d’éviter que la maison s’écroule sur ses habitants qui, surpris par le tremblement de terre, n’ont pas le temps de sortir dehors. La maison doit résister à un tremblement de terre de magnitude 6/7 sur l’échelle de Richter.


Traditionnellement, les gens construisent en brique d’adobe ou en torchis. Les points qui font la force de la construction sismo résistante sont :

•   La forme de la maison ( le carrée étant la plus sismo résistante)

•   Des briques d’adobe carrées (brique de terre séchée au soleil)

•   L’ajout de contreforts

•   L’ajout d’une ossature dans les murs en terre.

•   Le chaînage de tous les murs de la maison, horizontalement comme verticalement.






La construction se décompose en plusieurs modules carre. Le projet assure la construction d’un module ou de deux. La maison peut ensuite être agrandie en ajoutant les symétries des modules existants et en les chaînant les uns aux autres.
























LA CONSTRUCTION :


•  Fabrication des briques adobes :


 La fabrication des briques adobes nécessite beaucoup de temps. La terre appropriée doit être à la fois sableuse et argileuse. Mélanger cette terre avec de l’eau puis de la paille, constituer un mélange bien homogène, mouler les briques, et laisser sécher plusieurs jours.








•  Fondations et chaînage bas
























•  Montage des briques d'abode avec les renforts verticaux et les contreforts. Toutes les trois ou 5 assises de briques, on ajoute aussi des bambous fendus pour fortifier la structure horizontalement.





















•  Le chaînage haut est constitué soit de poutres béton, soit d'une rangée de briques d’adobe en forme de U dans lesquelles on coule du béton.
•  La charpente est en bois ou bambous ou en poutrelle métallique et fer à béton, la couverture en tuiles cuites ou en tuiles fibro ciment.
•  Les différentes couches d’enduit : un enduit terre pour régulariser le mur, puis un enduit chaux sable (ou ciment chaux sable si l'enduit est très fin (pas plus d'un centimètre) mais autorisé seulement en extérieur a cause de la pluie, pas en intérieur, la brique devant respirer) puis peinture à la chaux.



LE BILAN


En décembre 2006, un nouveau tremblement de terre, certes plus faible que celui de 2001 mais tout de même important, a secoué le pays. Les maisons ont tenues, les gens ont sentis leurs maisons trembler mais aucune ne s’est écroulée. En 6 ans, de nombreuses familles ont bénéficié de ce projet qui perdure et prend de l’ampleur. Cependant on peut noter quelques difficultés liées à différents facteurs et notamment à la construction d’extension.



La technique :
Sur les modules de base, la formation pourrait etre apuyée sur certains points comme  la construction sur un terrain en pente, l’importance et la maintenance des enduits

Le planning :
Il est difficile de caler les constructions de maisons entre l’arrivée des financements et la saison des pluies; il faut trouver des solutions comme couvrir le chantier (à l’aide d’une structure bambous contreventée et d’une couverture de bâches noires)






Les destinataires du projet : deux types de demande :
Le choix des familles doit être considéré selon deux types de demande différentes qui impliquent deux organisations propres.
• Les demandes individuelles : le projet s’organise alors autour de collectifs regroupant 10 personnes demandeuses. Le problème  rencontré ici est la démotivation de certaines personnes, le système constructif étant plus compliqué à mettre en œuvre qu un système traditionnel. Le groupe de 10 personnes se retrouve quelquefois à 5, ce qui constitue moins de force de travail.
• Les demandes familiales : des familles assez nombreuses sont demandeuses ; elles comportent suffisamment de membres pour mener à bien le projet seules. Ces demandes n’étaient à l’origine pas le concept du projet mais fonctionnent très bien, les gens étant patients et motivés.
 

Reconsidérer le concept de base du projet : urgence ou extension ?

    Le projet arrive à un niveau de développement recquierant la prise en compte de nouveaux facteurs. En effet, dans les maisons visitées, nombreuses sont celles qui ont fait l’objet d’une extension, malheureusement non réalisée selon les concepts sismo résistants. Les gens n’ont pas demandé conseil aux membres du projet et ont agrandi selon leur propre initiative. Reste t-on dans le projet d’urgence, à savoir la construction d’un module de base, ou doit on considérer un nouveau volet, les extensions de ces modules de base ?

• Certains ont conservé l’adobe mais en utilisant la technique traditionnelle ou en mélangeant les deux techniques. Les raisons majeures sont :

-  Manque des moules nécessaires : ces moules sont très faciles à construire  mais à cause de l'epaisseur des joints, il est difficile pour eux d’effectuer le calcul pour connaître les dimensions des demi briques. La solution serait donc de laisser deux moules dans chaque maison.

-  Manque  d’argent et de matériaux : Certains n’ont pas fait les contreforts ou de renforts en bambous. Les matériaux soit disant locaux ne sont pas forcement locaux car ne sont pas disponibles sur le lieu même de construction. Les gens n’ont bien souvent même pas de quoi les acheter aux voisins ou les faire transporter de plus loin.

                                  
 -   Manque de temps pour faire les renforts horizontaux en bambous.

-  Manque de formation : Très souvent, ils ont plaqué le nouveau module contre le module de base, au lieu de la chaîner (enlever une brique sur deux sur le renfort de la constructin existante et venir y accrocher le nouveau module).





• D’autres ont utilisés d’autres matériaux parce qu’ils avaient un peu d’argent et qu’il est plus facile d’acheter des briques cuites et des parpaings que de passer du temps a fabriquer les adobes. Or ces matériaux et la terre ne travaillent pas de manière égale, et lors d'un tremblent de terre ils se comporteront différemment. Par exemple, une construction en ciment collée contre un module en terre va osciller plus fort et va donner comme des coups de marteau à la construction en terre qui va finir par tomber. La solution est de construire soit dans le même matériau en chaînant les deux modules, soit de construire le module différent plus loin.


DES IDEES RESSORTIES DE L'EVALUATION POUR AMELIORER LE PROJET...
 

• Sensibiliser la population sur le fait que comme toutes, cette maison a besoin d’entretien, notamment au niveau des enduits,

• essayer de donner le réflexe aux gens de consulter les « spécialistes » de la construction en terre pour avoir des conseils.

• Anticiper les usages de la future extension donc les répercussions sur la conception du module de base (par exemple où placer les portes et les fenêtres pour ensuite desservir l’agrandissement…) et proposer des plans plus flexibles et qui tiennent compte de l’évolution des matériaux en fonction des disponibilités locales.

• Trouver de nouvelles solutions de financement si le projet ne finance que les constructions d’urgence, par exemple voir si au sein des collectifs, certains pourraient fournir certains matériaux et faire des échanges entre membres.

• Assurer de nouvelles formations sur la manière d’agrandir les modules et combler le manque de personnes formées techniquement ET présentes tout le temps localement, (à qui les personnes peuvent demander conseils et suivi sans avoir à aller à l’autre bout du pays).

• Si le projet reste un projet d’urgence, sensibiliser les familles sur ce qu’elles pourront ou ne devront pas faire dans le futur, éventuellement leur fournir des plans ou des dessins d’extensions possibles ?




 
Par Vince&Soiz - Publié dans : El Salvador
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Dimanche 13 mai 2007

Après une journée de bus de Managua, nous arrivons à San Salvador, capitale du Salvador. Ce pays, dans lequel nous n'avions pas prévu de passer nous intrigue. Nous allons suivre Wilfredo Carazas pendant une partie de sa mission d'évaluation.

Rapidement, nous nous rendons compte de ce qui a marqué et ce qui fait ce pays. La colonisation espagnole puis américaine, la guerre civile, les tremblements de terre, les volcans...

 

L'empreinte de la colonisation espagnole, d'abord, est très présente dans ce pays, on peut voir des edifices de styles colonial dans toutes les grandes villes. Plus ou moins beau, en plus ou moins bon état...

 

 

 

    

Il y a aussi la guerre civile encore dans les souvenirs. Celle ci a débuté en 1980 par le meurtre de Mgr Romero, eveque de San Salvador, pendant son office... La guerre civile qui a suivie, tres meurtiere, a divisé le pays, fait fuir des dizaines de milliers de salvadoriens aux USA...

 

Ajoutez à tout cela des tremblements de terre (Le tremblement de terre de 2001 a tué beaucoup de Salvadoreniens, et détruit beaucoup d'habitations), des volcans dans tous le pays (dont certains sont plus ou moins actifs)... Le Salvador n'est au premier abord pas le pays ou il fait le mieux vivre...

 

Quelques petites photos du Volcan San Miguel, dont la dernière éruption n'est pas si lointaine... La lave a recouvert une vaste étendue de territoire, sur laquelle les gens doivent se battre pour habiter, faire pousser des arbres, amener l'eau courante...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis l'influence des USA !! D'abord la monnaie ici est le dollar US. Ancien pays colonisateur, toujours exportateur de CocaCola, accords économiques à gogo (qui bien sur profitent surtout aux USA... Le cultivateur de maïs Salvadorenien a été obligé il y a quelques années de se reconvertir, car le "grand frère" inonde le pays de son maïs transgenique beaucoup moins cher car hyper subventionné... même le paysan Salvadorenien, pourtant pas payé plus du 10e du cultivateur américain n'est pas compétitif). Mais comme le Mexique, le Nicaragua et d'autres pays de la région, le Salvador est obligé de se plier aux régles du jeu. Et comme chaque famille salvadorienne ou presque a un membre qui travaille aux USA, et qui renvoit des sous au pays pour faire vivre la famille, et bien on critique les USA, doucement, mais on est bien content quand même !!

 

Malgre tout cela, on a vraiment passé du bon temps dans ce pays... Les gens, d'abord sont vraiment adorables, serviables, toujours prèt à aider... On ne se sent nullement agressé, quasiment personne ne nous demande de l'argent du fait qu'on soit touristes... Soizic qui n'a pas du tout le look Salvadorien (des belles blondes, on n'en a pas croisé beaucoup !!) a eu droit à quelques regards curieux, mais à chaque fois pour lui dire qu'elle avait de très beaux yeux... du bonheur.

Et puis les paysages, forcement, avec ses volcans, ses lagunes, ses parcs naturels, ses oiseaux exotiques (perroquets...) Le programme de ces quelques jours, outre le projet que l'on suit est plutot tranquille par rapport au speed Bluefileños des derniers mois. On se promène, on suit la mission, ce qui nous permet de découvrir le pays d'est en ouest : San Miguel et sa région, Santa Ana et sa région... de la frontière Hondurienne à la frontière Guatemaltèque. On flane dans les villes qu'on trouve bien agréable, on mange des Pupusa (galette de maïs - transgenique ? - farcie de divers fromage, frijole, viande) du Casamiento (riz et frijol)...

On est plutot tranquille et c'est vraiment agréable...

 

Nos regrets ? Ne pas avoir eu le temps d'aller au Guatémala tout proche pour y découvrir sa culture, ni d'avoir eu le temps de passer voir le cousin de Soizic au Honduras... Ma foi ce sera l'occasion d'un nouveau voyage, qui a dit qu'on rentrait bientôt en France ??

 

L'album photo du Salvador est aussi en ligne


A bientôt !!


S&V


 

Par Vince&Soiz - Publié dans : El Salvador
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Mercredi 2 mai 2007
Changement de programme de dernière minute !!

Nous devions partir vers le sud, pour faire un peu de tourisme au Nicaragua et au Costa Rica, avant d'enchainer à Quito equateur avec le projet Silae...

Vacances annulées, on part au nord, direction le Salvador, le plus petit pays d'Amérique centrale.

Un ami de Soizic, Wilfredo Carazas, architecte specialisé en constructions en terre, est actuellement là bas pour l'evaluation d'un projet d'habitat en terre, commencé il y a 5 ans. Nous suivrions le groupe pendant 2/3 semaines. Adieu Vacances !!

Puis direction Quito pour ledit projet Silae, avec une semaine de retard, mais on a une bonne raison !!

A bientot !!

Soiz et Vince
Par Vince&Soiz - Publié dans : Itinéraire
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