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Samedi 17 mars 2007
Il est temps de vous parler un peu plus de ce que nous faisons techniquement au jour le jour...

Donc Blueenergy fabrique et installe des eoliennes de petites puissances, 12 pieds de diametre (environ 3 metres 60) avec une puissance max de 1000 watts.
La turbine produit en moyenne 4 kwh (kilowattheures) par jour avec le vent de la cote caraibe. Avec 4 kilowattheures, on peut allumer 20 ampoule basse consommation de 25 watts pendant 8 heures. c'est largement suffisant pour quelques familles, car les gens vivent a 10 dans 20 metres carres,  2 ampoules par famille suffisent donc... Sinon ca permet de brancher la radio, la tele, la pompe pour tirer l'eau du puit...

Pour fabriquer une eolienne, il faut...

- Des pales, 3, faites dans du bois (du kaoba, un bois local resistant et tres agreable a travailler), a la main, au ciseau a bois... ce sont des pales de 6 pieds de long, c'est assez lourd et il faut 1 bonne semaine pour la fabriquer,

La photo suivante, c'est le montage des pales entre elles... restera a equilibrer les pales pour mettre le centre de gravite exactement au milieu.


- 2 rotors et un stator. les pales font tourner les rotors autour du stator. Il y a des aimants tres costauds dans les rotors et des grosses bobines fabriquees a l'atelier dans le stator. les aimants, en passant devant les bobines, creent du courant alternatif. ce courant est redresse en courant continu (24 volts nominal chez nous) dans la boite de rectifieur. le courant continu descend en bas de la tour jusqu'au panneau de controle.

Ci dessous, photo des bobines d'un stator avant moulage, puis le resultat, avec resine, fibre de verre et pressage... une pizza chorizo anchois, ca vous va ? Et en 3e, le rotor


















Ce qui au final nous fait un joli sandwich comme le montre l'imahe ci dessous. Les pales a droite, font tourner les 2 rotors autour du stator. Les cables sortent du stator dans un tuyau plastique vers la boite rectecifieur, d'ou sort un joli courant DC, 24 Volts. Elle est pas belle la vie?



- il faut aussi un body, piece metallique qui tient la turbine et la queue de l'eolienne. Gwen, on compte sur toi et ton expertise de travailleur de metal pour le retour. ca te suffit comme info ??



- La queue est dimensionnee pour positionner l'eolienne dans le vent, et pour la sortir du vent si il y a trop de vent, afin de limiter la vitesse de rotation. on appelle ca le furling en anglais. ca empeche le systeme de depasser ses capacites maximales. Sinon tout brulerait en cas de tempete ou d'ouragan (Bluefields s'est pris Mitch en pleine face...). On donne la forme du Nicaragua a la queue pour faire plus "local"...

Ci dessous photo d'un demontage d'une tour fixe.



- Il y a aussi la tour, une "Tilt Up". c'est un mat a bascule de 60 ou 80 pieds  (18 ou 25 metres) qui se descend et se remonte tres facilement pour la maintenance. Ca evite d'avoir a grimper tout en haut, ce qui est un peu dangereux... Il faut juste placer correctement les ancres et la base pour pouvoir monter la tour correctement... La tour est arrimee par 4 ancres dans le sol, comme des grosses piquets pour une tente... sauf que ce sont des piquets a 6 pieds sous terre, avec 4 sacs de ciments, beton, ferraillage... ca fait pas mal de travail avant de pouvoir arriver a  un tel resultat... Sur la photo ci dessous il manque une turbine d'ailleurs, car la, on est en plein reglage. il ne s'agirait pas de monter une tour de biais quand meme !!



- Puis on a le panneau de controle (Vincent a les yeux qui brillent devant !) le courant continu arrive aux batteries plomb-acide a decharge profonde, les controleurs de charge permettent une charge optimale des batteries, et l'inverseur genere du 110 Volts alternatif pour le reseau, et protege les batterie de la sous charge... Plus il y a de batteries, plus on a une autonomie importante... et oui, car les jours sans vent on peut aussi avoir besoin d'electricite... Il faut tout configurer correctement pour avoir la puissance que l'on souhaite en fonction des besoins (un frigo ? une antenne satellite et la clim ? ou alors 2 lumieres 12 Volts basse consomation ?) et pour maintenir les batteries en etat le plus longtemps possible... ce type de batterie dure 5 a 10 ans max et coute 100 dollar piece. pour ici, c'est cher !

Ci dessous la photo du panneau de controle ou nous allons connecter 2 eoliennes et 4 panneaux solaires
tout en bas a gauche, les batteries (12V) et en bas a droite, l'inverseur. On les devine seulement.

Generalement, a nos systemes, on ajoute des panneaux solaires, car s'il n'y a pas de vent, c'est qu'il fait tres beau et donc il y a du soleil... en diversifiant les sources d'energie, on a mois de risque de tomber en panne seche...

Nos systemes permettent generalement d'alimenter des ecoles ou des villages (ou communidad) de quelques maisons. Ca permet aux adultes de pouvoir tenir les reunions de la communautes, aux enfants de faire leur devoir, de pouvoir faire la messe, et aussi a tout le monde -helas - de pouvoir regarder la tele, ouverture tres interessante sur les nouvelles neuves du monde et DragonBall Z, meme ici !

Nos systemes peuvent egalement servir pour eclairer les rues d'une communaute, comme ce doit etre le cas a Rama Mainland prochainement.

Ils peuvent egalement servir comme point de recharge de battereie. Chacun amene sa batterie 12 Volts au point energie et passe la reprendre quand elle est chargee... un peu d'electricite, juste pour avoir de la lumiere chez soi, car ici, il fait nuit noir a 18 heure toute l'annee !!

Un point difficile dans cette histoire, comme dans tout projet de developpement, c'est de trouver le bon interlocuteur pour s'occuper de notre systeme une fois installe : une personne qui sera competante techniquement, qui sache lire et ecrire, present sur place tout au long de l'annee, qui soit bien accepte dans la comunaute, pas faignant et motive...
Dans tout projet de ce type, il faut egalement que les personnes beneficiaires payent un peu de leur poche, a la mesure de leur moyens, pour profiter du systeme... une recharge de battereie a Punta de Aguila par exemple coute 30 cordos, soit 1 euro 50... ca permet d'impliquer les gens dans le projet et de leur faire prendre conscience du prix des choses !

... de l'importance de l'aspect social ...

Cette semaine, on vient de monter une eolienne en face de l'atelier ou nous travaillons, sur une tour de 80 pieds basculable (tilt up). C'est la premiere fois que nous montons une tour de 80 pieds, c'est impressionnant. Cette tour va servir a tester les turbines avant de les installer. La turbine qu on vient de mettre est actuellement en test, elle a l air de marcher, on va pouvoir aller l installer ailleurs.

En effet, au programme de ces prochaines semaines, une installation a Set Net et une a Kakabila, 2 communautes sur la commune de Pearl lagoon.


Pour quelques infos supplementaires, Soiz remet a jour le site de BlueEnergy France, entre 2 bobines, un voyage a Punta de Aguila et x compte rendu de "staff meeting"... http://blueenergy.fr/action-actualite.html


Bon, et 2 photos de nous a la plage, parce qu on ne fait pas que travailler, et on garde le sourire !!!

















Bises a vous !!
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Jeudi 15 mars 2007
Un beau dessin de Soiz, c'est une carte de Bluefields et des environs...


- Punta de Aguila, dont on est revenu hier matin, c'est au sud, entre monkey point et Punta gorda
- Set Net et kakabila, en haut a droite, on va aller y installer une eolienne dans chaque communaute dans 2 et 4 semaines,
- El Bluff, en face de Bluefields sur la mer, on est alle y passer un dimanche ensoleille a la plage... ca devient un coin a touriste a vitesse grand V.
- Le rio escondido, on l'a pris a l'aller pour arriver a bluefields,
- Laguna de Perla, au nord de Bluefields, on y a passe notre "week end en bretagne" il y a quelques semaines
- Et Bluefields, ou nous vivons depuis quasi 2 mois... que le temps passe vite !

On nous situe mieux maintenant ?

Promis, ou vous envoie des news de notre sejour a punta de aguila bientot ! Nous sommes revenus vivant apres avoir croise des scorpions, s'etre baigne dans un lagon, et avoir affronte la haute mer sur une frele esquiffe, avoir constate la mort d'une eolienne, repare quelques lumieres et essaye de sensibiliser la population aux batteries plomb-acide... pas facile le travail en ONG !

Bises a tous !
Soiz & Vince
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Lundi 5 mars 2007
Depart demain pour une semaine a Punta de Aguila, au sud de Bluefields pour le travail...
Au programme ?

- Arret a Monkey point pour faire une etude avancee du point energie qu'on doit installer (poste de radio, recharge de batterie et pompe a eau) visite des lieux, discussion avec les futurs responsables...
- Reparation de l'eolienne de Punta de Aguila qui ne marche plus. Il faut descendre la tour, la reparer, la remonter. c'est une tour "Tilt Up" qui se descend tres facilement.
- Formation du responsable de l'eolienne au fonctionnement et a la maintenance des batteries, de l'inverseur, de l'eolienne...
- Vie avec les locaux pendant 1 semaine pour les connaitre mieux. on espere qu'ils ne parlent pas que Miskito, un dialecte indien du coin.

On est impatient, ca va etre super interessant ! a bientot tous !

Vincent et Soizic
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Jeudi 1 mars 2007

Quelques petites absurdités de la cote caraïbe...

A Bluefields, pas de réseau routier jusqu'a Managua, seulement des rues goudronnées dans la ville (vous allez finir par le savoir...) Pour le coup, les contraintes routières sont moins fortes ici, et les taxis qui roulent ici sont des voitures qui n'ont pas le droit de rouler ailleurs, car elles n'ont pas passé le test de stabilité avec succès. Ces voitures la, si elles dépassent le 70, sont susceptibles de se renverser... un camion qui passe à cote idem! ca rassure... mais comme ils ne dépassent pas le 50 à Bluefields, on est sauvé ! Si nous avons bien compris, ces voitures n’auraient jamais du se retrouver sur le marché, mais a Bluefields, ce n’est pas pareil...




L'Inatec, le lycée technique ou nous travaillons est en grève depuis une semaine. La raison ? Tous les profs d'Inatec du Nicaragua ont vu leur salaire augmenter, sauf les profs de Bluefields, car aucun représentant de Bluefields n'était à la négociation à Managua... Comme ils n'étaient pas la, et bien pas d'augmentation, normal ! Donc nous travaillons à la maison depuis une semaine. Normalement on reprend demain, ca tombe bien il faut finir d'installer des panneaux solaires et 2 éoliennes…

 

Aujourd’hui, c’est mercredi, et bien c’est jour de fête, normal, c’est jour de paye… tous les 15 jours, musique à fond dans toute la ville, les ouvriers qui sèchent le travail pour cause de gueule de bois…

 

Il existe un réseau d’eau potable dans toute la ville de Bluefields. Il a couté 9 millions de dollars, financé par les espagnols. Il y a toute la tuyauterie d’eau qui passe sous les rues goudronnées, il y a la centrale de traitement de l’eau, tout ce qu’il faut ou presque… Il manque juste 1 million de dollar pour raccorder toutes les maisons au réseau, et pour se procurer le produit chimique pour traiter l’eau… on va commencer a faire la manche pour récupérer le million au final !

 

Le cinéma ! Ah, d’abord comme on arrive un peu en avance, on entre dans la salle de cinéma, et on voit la fin du film d’avant, c’est pratique, on n’a même plus besoin d’aller le voir, puisqu’on sait qu’à la fin… (Qu’est ce qui se passe a la fin ?)… Puis finalement le film commence, et on n’est que les 3 à être venus dans la salle… et puis a la fin du film, on se rend compte qu’ils nous passaient un DVD, puisqu’on arrive au menu, « voir la bande annonce », « le tournage », « les interviews des acteurs »… Mais on  ne va pas se plaindre du cinema, il est la depuis seulement 3 mois.

 

Quand on dit « du lait », on parle de lait en poudre. Sinon, celui qu’on trouve en France, c’est du « lait liquide », mais on ne sait presque plus quel gout il a.

 

Les lampadaires de l’éclairage publique sont allumés en permanence… en effet, les cellules qui captent la lumière, pour détecter la nuit et allumer ces lampadaires sont sale, donc détectent la nuit, donc allument l’éclairage public en plein jour… Avec le mal qu’on se donne pour faire des éoliennes et produire de l'electricidad…

 

Un député Nica s’est fait élire il y a quelques temps, et a publiquement changé de parti des que sa nomination fut effective… et ca ne choque personne ou presque…


par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Mercredi 21 février 2007
Tout a commencé samedi matin tot, sur la panga en direction de Laguna de perla, (pearl lagoon en anglais créole)


La panga, genre de hors bord rapide, nous menait au travers des méandres du Rio Escondido, au milieu de la foret quasi vierge (palmiers, bananiers, mangrove, lagune, lacs, quelques canoés de pecheurs et épaves de bateaux rouillées...)

"C'est un peu comme le golfe du Morbihan" s'exclama Soizic ! C'est vrai que l'espece de lac sur lequel nous venions d'arriver, avec quelques iles au milieu pouvait faire penser au golfe. A part la végétation, les habitants, le moyen de locomotion, tout pouvait nous laisser dire que...

Arrivée a Laguna de Perla, tour rapide du bled, tres tranquille, et posage de sac a l'hotel.
Laguna de Perla est un endroit pour aventuriers (nous ??). Dans le sens ou il faut se battre pour y aller, et sur place, rien n'est fait pour les touristes car il y en a tres peu. pas de facilité pour bouger, 3 ou 4 hotels confort minimum, pas d'office de tourisme (trop dur !) Cette ville n'est reliée a la civilisation que par bateau via Bluefields qui est déja completement paumé. Alors Pearl Lagoon, forcement...

Mais bon, comme il n'y a pas de touristes, on ne se sent pas agressés car les gens n'ont pas l'habitude de vivre du tourisme, on est tranquille, les rues sont des chemins d'herbe, pas de pollution, que des maisons tres basses, on croise plutot des gros rasta qui parlent anglais créole (I no wet !), tout le monde est cool ici, alors nous aussi.

1 petite heure de marche pour aller a Awas, petite communauté qui donne sur la lagune. Nous sommes suivi par Suzani, une petite créole qui nous accompagne gentiment



On rigole, on essaie de faire parler la sauvageonne (pas facile...)

"Tu trouves pas que ca ressemble au marais de Bouin ?"... Merci Soizic... Effectivement, c'est trompeur...



Mais a l'arrivée a Awas, on n'est plus du tout en Bretagne...




































Heureusement qu'au retour il pleut des trombes d'eau pour qu'on se sente vraiment en Bretagne !!

Et le dimanche, lever 9h, on se rend compte qu'on a déja loupé la derniere panga de retour. c'est aussi ca le Nicaragua... Obligés de passer une journée de plus dans cette ville ou on n'a plus grand chose a faire, d'autant plus que le temps fraichit pire qu'en Bretgane (15, 16 ? talvez mas !) Alors on fait le tour de la ville, on fait connaissance avec les habitants, on mange des patates au beurre (normal pour un dimanche)...





































En fait il paraitrait qu'on a été touchés par une belle tempete tropicale. C'est vrai qu'il y a eu pas mal de vent, et que nos eoliennes n'ont jamais autant produit d'éléctricité !!

A bientot les amigos ! on vous attend bientôt ??

Soiz & Vince





par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Lundi 19 février 2007
Déja,  Managua, la capitale, s'étalait, peu dense, dans un vaste couvert d'arbres, avec en fond le volcan de Momotombo dessinant d'agréables courbes venant se perdre dans le lac de Managua...




A Bluefields, c'est un petit peu la meme chose, mais la région est beaucoup plus humide : imaginez une multitude de petites collines vertes au sommet desquelles on apercoit la lagune... Sur ces collines s'accrochent imperturbablement des petites cases en bois bariolées, rafistolées de tous cotés, ou des petites maisons sans étage en ciment, plus modernes mais moins charmantes...  Voici par exemple la vue depuis le haut de notre atelier, ou est installée une des éoliennes:


La maison est en bordure de la ville. les routes s'arretent la! Des petits chemins plus ou moins boueux prennent le relais, s'enfoncent dans les collines, les cases sont de plus en plus dispersées. Une grosse tache dans le paysage : la décharge. Des gens vivent ici de récuperation de tout et de rien, de récuperation de ferraille qu'ils trient et entassent pour la revendre ensuite a des camions du Salvador il me semble, ou la ferraille sera refondue...Puis rapidement, on est au milieu de nul part...



On est plutot pas mal, on se sent bien. Tout de meme pas aussi libre que dans nos vieilles montagnes, pas le droit de s'aventurer trop loin tous seuls a cause des fous a machette (rassurez vous, c'est comme en France y a des tarés dans le monde entier, mais le passé plutot houleux du pays a laissé quelques fous dans les broussailles, nous a t on dit!!) On se perd dans une vegetation luxuriante... Les chevaux, en marchant toujours dans les traces de leurs predecesseurs, on creneles certains chemins. Les trous formés deviennent de plus en plus profonds avec les pluies et le passage des sabots, formant des points d'appui tendres pour les chevaux, et laissant les parties superieures dures pour nos petits pieds de marcheurs. La  nature est bien faite, non?
Le sol est pauvre, la terre tres argileuse. Les principales cultures sont la bananes, la coco, le cacao, qui sont généralement vendus a tres bas prix... hormis les cultures de "commercio justo", ou commerce équitable.

Voila une petite fleur de banane...


et la maison d'un francais au bord de la lagune...un francais qui avait monté une entreprise de bois et qui maintenant se construit sa baraque, vraiment superbe... (le cadre aide, mais tout de meme)


La culture agro forestiere est encouragée par des ONG locales. Notre voisine travaille dans l'une d'elle et nous a emmenée dans sa ferme ou nous avons pu voir des chataigners nica, les feuilles sont 20 fois plus grosses que les notres, les fruits sont les memes, mais regroupés dans une grosse cosse, si nous avons bien captés! tout commentaire de connaisseur sera le bienvenu, notre espagnol nous ayant peut etre induit en erreur!



Bluefields etant situe sur la lagune dans laquelle se déverse absolumment tout ce que vous pouvez imaginer, c'est beau, mais ce n'est pas le paradis! Par contre, d'un coup de panga, on peut joindre la bande de terre séparant la lagune de l'ocean... Des qu'on a un moment on y file et on vous raconte!
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Samedi 17 février 2007
l'éléctricite...

Encore un article de pédaogogie sur l'environnement, l'éducation à la citoyenneté, et oui Muriel, tes éleves n'ont qu'a bien se tenir !

"La Costa", au Nicaragua, c'est la cote caraibe, la ou nous habitons. C'est la région la plus pauvre du Nicaragua car la plus délaissée. Loin de la capitale, des investissements financiers, des grandes villes, aucune route goudronnée ne dessert cette region qui n'intéresse personne a Managua, la capitale.



Pourtant, les Nicas ont réussi a construire une ligne éléctrique pour relier Bluefields au reseau. Ils ont du attendre la saison seche pour construire la ligne éléctrique, car il faut traverser des marécages tres humides, impraticables 9 mois sur 12, et pratiquables seulement en gros camion 4x4 le reste de l'annee.

Bon, donc on a l'électricite, mais pas de route a Bluefields. Par contre, il peut arriver qu'on ait des coupures prolongées, c'est fréquent mais on n'en a jamais eu. Il y a aussi souvent des chutes de tension, mais bon, nous on est bien lotis. Meme a Managua, la capitale, il y a des quartiers ou l'électricité est coupée 8 heures par jour.

Autour de Bluefields par contre, pas de ligne ni de réseau électrique. Les gens, pour avoir de la lumiere ou écouter la radio ont des batteries de voitures qu'ils vont recharger dans des points de recharge. Ca peut prendre 1 semaine entiere d'aller faire recharger sa batterie, entre le transport en bateau, l'attente...

Et a Laguna de Perla, ou nous avons passé le week end dernier, il y a un groupe électrogene, un gros qui alimente toute la ville de 5000 habitants, mais faute de carburant, le groupe est éteint a minuit et n'est rallumé que le lendemain matin. Le diesel dans ce coin paumé est 2 fois plus cher qu'en france, car il faut l'acheminer en bateau...

Et qui dit pas d'électricité, dit pas de frigo, pas de téléphone, pas d'hopitaux, pas de lumiere, donc pas de devoir apres l'école, car ici il fait nuit a 6 heures (tes éleves sont reveurs Muriel ? dit leur aussi que ca signifie pas de console de jeux et pas de télé ! Non, surtout que ca signifie des études rarement longues, donc les enfants travaillent tres tot ici, ou bien tombent rapidement dans la drogue)

Voila, c'etait pour dire qu'en Europe, on a de l'électricité partout et tout le temps grace a nos centrales nucléaires, on ne se pose pas de questions en allumant la lumiere (ou en les laissant allumées toute la nuit...). Ici c'est important, car si la lumiere est allumée en meme temps que le ventilateur, on ne peut plus démarrer la pompe a eau du puit (J'exagere un peu, mais c'est l'idée...)

Et nous dans tout ca, on construit et on installe des éolienne, mais on en parlera dans un autre article.

Ceci dit petit espoir de développement pour la région de Pearl Lagoon, la route goudronnée sera opérationelle dans 2 semaines pour rallier Pearl Lagoon a Managua en mois de 6 heures...
 Donc l'arrivée de la civilisation, du développement économique, des touristes, de la pollution, des accidents de voiture, la fin de la tranquilité pour ce petit village du bout du monde, mais ca on en parlera aussi dans un prochain article !!!  (ouh la, que de travail en perspective !)
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
Jeudi 15 février 2007


SPECIALE DEDICACE A MIMICHE!!!
VINCENT ...DANS LE SPEED DE LA JUNGLE ?!!! (Il manque tout le haut de la photo, des arbres, des lianes, de la verdure a n'en plus finir!)
Le speed de la jungle, pas vraiment... les ballades sont plutot tranquilles. Mais le jungle speed, oui! Et avec l'extension!! (c'est un jeu de cartes avec un totem qu'il faut attraper tres vite, pour ceux qui ne connaissent pas...)
Et puis une autre petite photo, la sieste internationale... 




Lundi 12 février 2007
A votre avis, pourquoi Vincent n'est pas perdu, au fin fond du Nicaragua ?

      Le picon? Non... Y en a pas ici, mais un excellent rhum le remplace bien facilement...
Son colloc prefere ? Non... Freddy est irremplacable.
      Un accordeon?? Non plus... Mais ceux des grands tubes mexicains de musique rancho a l'eau de rose le bercent allegrement...
      Son injure preferee, l'injure la plus mechante et que l'on croyait franco francaise? Meme pas! Sac a patate existe en nica, et saco de papa fuse desormais regulierement a l'atelier et dans la maison!

Et bien alors? Vous n'avez pas trouve? il vous reste a deviner. Un indice : c'est dans la maison. J'attends vos suggestions. Le premier qui gagne aura droit a une speciale dedicace sur le blog!
Samedi 10 février 2007

Une espèce de mini terrain de jeux, comme une petite patinoire de 3 mètres sur 3, une quinzaine de nicas autour, genre paysans avec leur machettes, tous parieurs pour l'occasion de quelques cordobas sur un coq ou l'autre, pas de femme, sauf celle qui vend les Tona (la bière locale), 2 dresseurs de coqs, avec chacun leur coq... ils commencent par leur attacher un crochet bien aiguisé à la patte gauche. Bien fixé. puis ils "chauffent" leur coq respectif avec un 3e coq, marionette pour l'occasion pour exciter les combattants, et leur faire sortir les plumes et donner des coups de becs, des petits sauts, avant l'affrontement.

Puis le combat commence, féroce.


Des coups, des plumes qui volent, des traces de sang sur les plumes et les têtes, un coq qui prend le dessus, l'autre qui baisse la tête, il s'en sort quand même. Les dresseurs qui motivent leurs bêtes par des cris bizarres. Puis l'un tombe à terre sous les coups de l'autre. Les dresseurs les séparent, chacun récupère son coq puis le revigore avec une méthode un peu dégueu : du bouche à bouche à une bête en sang, on voit les gosiers qui se gonflent, les bêtes qui ont l'air de reprendre des plumes de la bête, puis c'est reparti. On sang bien que ce sera tragique, quelques traces de sang sur la terre battue du stade et sur les chemises des dresseurs. Quelques dizaines de secondes puis le même coq se ré-effondre... même cinéma de bouche à bouche, toujours dégueu, et c'est reparti... sauf que là, le malheureux plus fatigué s'enfuit, il n'a plus trop la pèche et du sang partout... poursuivi par l'autre ca sonne la fin du combat !

Echange de billets entre parieurs et organisateurs, puis étape ultime, une piquouze de produit dopant aux coqs, pour qu'ils puissent resservir au prochain combat, si ils n'ont pas trop souffert...

On n'y reviendra pas, ça suffit. C'est un peu comme la corrida, soit on est pour, soit contre, ou on s'en tape... Nous on s'en tape, mais ca nous interessera pas plus de venir revoir ça !!
par Vince&Soiz publié dans : Nicaragua
 
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