Il est temps que nous ecrivions notre article sur Punta!
Cela fait deja deux semaines que nous sommes rentres et nous sommes super occupes... Ce fut un voyage superbe, riche en experiences et en interrogations... ce pourquoi nous prenons un peu de temps pour ecrire!
L'ONG Blueenergy à installé une turbine éoliene de 8 pieds - 500 watts maximal, à Punta de Aguila il y à un peu plus de deux ans. Cette turbine sert à charger des batteries, pour donner de l'éléctricité dans les maisons de la communauté. Or, celle ci était tombé en panne depuis quelques temps, il fallait donc aller la réparer.
Nous sommes partis très vite, une opportunité de voyage avec Pedro, le chef de la communaute, s'étant présentée. Tres vite... m'enfin... un tres vite nicaraguayen, ce qui signifie hurry up and wait tout le temps, comme dit notre "chef"! Il faut toujours etre pret mais attendre les autres! Nous devions donc partir lundi matin et n'avons finalement pris la mer que le mercredi suivant...
Nous sommes partis avec une montagne d'affaires : bouffe, outils et affaires perso. Au port d'embarquement des communautés, une petite pirogue (un tronc d'arbre creusé et quelques planches rajoutées) d'à peine un peu plus d'un metre de large et 12 m de long nous attendait. Moteur de 15 chevaux. Il y avait avec nous les deux chefs de la communaute. Chargement, calage de toutes les affaires, de Vincent et de Soizic plutot a l'avant de la pirogue, et depart! Nous traversons deja la baie de Bluefields, calme, puis avançons sur la mer. Waouh! Au départ plutot engageante, voici la mer qui forcit peu a peu. De belles vagues de 2/3m emportent la pirogue. La pirogue se couche, flirte avec l'eau, mais jamais trop. Notre panguero (capitaine) a 60 ans de mer et de metier de pecheur derrière lui et il la connait, sa mer... Impressionnant, tout de meme!

Nous nous arretons d'abord a Monkey Point, pour un controle chez les militaires. Les paysages sont deja magnifiques. Splendides, le paradis! Les collines tombent abruptement ou s'enfoncent doucement dans l'eau, la vegetation est luxuriante. Une heure de pirogue en plus en nous voila arrivés a Punta de Aguila sur une plage quasiment vierge.
Nous logons dans la maison, ou plutot la grande cabane, de Pedro, notre capitaine. Toutes les maisons sont faites de planches en bois et couvertes d'un toit de branchage ou de toles, et sont surrelevées sur des pilotis d'un metre de hauteur, empechant certains animaux dangereux de rentrer, empechant les remontées capillaires et créant par la meme occasion un abri pour les animaux domestiques. Ainsi donc, quelques planches separaient notre petit matelas des gros cochons noirs. Gron gron!


Ces cabanes ne comportent qu'une seule grande piece, quelquefois deux cloisons delimitent la chambre des parents, et un petit abri est rajoute à l'avant de la maison pour cuisiner.
Nous nous sommes donc tranquillement installés, matelas et moustiquaires, et sommes partis explorer le petit village et rencontrer les gens.
Les Ramas parlent un espece de patois créole anglais. Soizic parle desormais plus mal anglais qu'avant... Les Ramas sont timides, tres timides, communiquer avec eux est difficile. Peut etre sont ils sur la reserve par caractère mais aussi sachant qu ils ont casses la turbine. Mais surtout, leur enfermement, leur timidité et leur manque d'aptitude a gérer des choses s'explique en grande partie par leur histoire. Ils ont connu l'esclavage et ont toujours été relégués au bas de l'échelle. Quand la région était au mains des anglais, les anglais en ont confié la gestion (tout en les assujetissant!) aux Miskitos et aux créoles et les Ramas etaient les esclaves de tous ces gens la. Ils étaient nombreux sur la cote, et ont été exterminés. Ils doivent etre peut etre 1000 aujourd'hui?
Nous commencons a travailler, suivi par un ou deux Ramas seulement. Ils nous semblent peu motivés par les systemes energetiques qui leur procurent de la lumière... Nous controlons l'etat de la turbine et des installations électriques dans les maisons. Nous croyons a un triste bilan : La turbine est cassée, les batteries trop basses pour fonctionner à plein rendement, et les systèmes éléctriques mal entretenus dans les maisons. Seul le panneau solaire et le système électrique de l'ecole fonctionne correctement. Essentiel, puisque l'école est utilisée le soir pour le travail des enfants, pour la préparation des cours par le maitre, pour la messe, ou pour quelques reunions de village.

Nous réparons ce que nous pouvons et tirons d'interessantes conclusions techniques et sociales de nos observations... mais il nous manque quelques cles pour comprendre que ce triste bilan cache beaucoup plus de points positifs que nous le croyons!!
Effectivement, nous pensions que les rotors de la turbine étaient délogés suite a un mauvais branchement ayant provoque un electroaimant, creant un blocage mecanique. En fait, le rotor était fabriqué de cette manière, mais était juste mal entretenu, et la corrosion a fait gonflé les aimants ce qui a occasionné le blocage. La turbine n'est donc pas cassée, il faut simplement l'entretenir!
Techniquement, les erreurs possibles nous ont permi de tirer d'interessantes conclusions sur la manière dont on peut simplifier le systeme et l'ameliorer.
Socialement, ce voyage a ete tres important, renforcant l'idée dans l'ONG de límportance d'un meilleur accompagnement des communautés tout au long du projet. Les échanges avec les personnes présentes depuis longtemps dans l'ONG nous ont permi de largement relativiser certains points. Punta de Aguila a été il y a 3 ans la premiere communauté dans laquelle Blueenergy a installé une eolienne. Ce projet a été fait assez rapidement et a servi de projet test et de projet vitrine pour des recherches de subventions. Le lieu fut choisi par facilité, des contacts liés précédemment pour une étude linguistique facilitant l'implantation d'un tel projet. Nous sommes rentres en nous demandant si il fallait continuer a travailler avec ce peuple qui nous semblait peu motivé. C'etait sans connaitre d'une part l'histoire des Ramas et d'autre part ce que l'ONG y avait deja fait, nous montrant donc quelles ont été les évolutions. Un peuple qui n'a jamais été considéré mériterait qu'on arrête de le discréditer. C'est dans l'accompagnement sur de très longues années que les choses s'ancrent. L'apprentissage a long terme ! Au bout de 3 ans, le système de paiement commence a se mettre en place et les feuilles de recharge de batterie sont remplies. C'est deja une grande avancee!

Cela dit, cela ouvre forcement le débat sur le développement, ses priorités et ses limites. La priorité est elle l'éducation ? L'éducation passe t-elle par la lampe à la maison le soir ? C'est le choix qu'a fait Buleenergy. Soizic penche plus sur la presence sure d'instituteurs. Une autre question : le systeme est il sufisamment fiable (dans le sens simple et robuste, car les erreurs humaines sont toujours possibles) pour etre integré dans ce genre de communaute ? BlueEnergy repond que d'une part c'est a nous d'améliorer le systeme et que d'autre part, il est indispensable d'apprendre la patience et la vue a long terme. Oui, ils ont cassé toutes leur batteries alors qu'ils viennent de finir de les payer. Mais au moins ils vont comprendre ce que nous leur disions, puisqu'ils vont devoir en acheter d'autres : Des batteries ca s'entretient!
On ne peut pas comparer l'ONG a une entreprise. Le but n'est pas le rendement, mais le developpement à long terme. 4 Nicas travaillent avec nous, pas mal, deja!

Voila un petit resumé de notre voyage coté boulot...
Nous reprenons la mer le samedi, une grande fete surprise attend en plus notre responsable le soir pour son anniversaire. Nous reprenons la mer, mais au bout d'une heure, notre capitaine prudent décide de faire demi-tour. Effectivement, la mer est tres agitée derrière la baie, trop, la pirogue fait des splatchs énormes sur l'eau, Vincent s'en souvient... Ah, le ptit gars de la montagne!! Pour un bapteme en mer, c'est un peu rude, confie-t-il a Soizic...
Retour a Punta, donc... du coup nous avons beaucoup (trop?) de temps libre. Temps libre finalement difficile a occuper quand les gens sont si peu expressifs, et que d'un cote il y a la mer agitée, et de l'autre le bush sauvage dans lequel nous ne pouvions aller seuls!
Nous faisons la connaissance de Don Benito et d'Emma, habitant plus loin sur une colline... Pas vraiment de la communauté, beaucoup plus ouverts, nous avons de très intéressants échanges avec eux. Et un endroit dingue. Bien placé, tres agréable, vue imprenable sur deux cotés.
Nous occupons notre temps par des ballades. Vincent fait de la guitare, Soizic dessine, nous jouons aux cartes avec les Ramas, nous faisons un tour a l'ecole... Sans jamais savoir quel jour sera propice pour le depart!



Et puis mardi matin, c'est decide. ON PART, mais très très tot, la mer étant plus calme le matin. Nous nous réveillons donc a 3h, empaquetons toutes les affaires, chargeons la pirogue. Et partons à la lune... Encore un voyage impressionnant. Les reflets de la lune sur les vagues et la pirogue qui glisse dans le calme de la nuit. Seul le moteur ronfle un peu... L'aube, le soleil se lève, et la mer s'agite de plus en plus. Nous sommes trempés, c'est la douche en continu pendant 4 heures!! Finalement nous arrivons a l'entree sud de la baie de Bluefields, une petite entrée dans laquelle s'engouffrent les vagues. Note capitaine est en liesse, il lance son moteur à fond pour chopper la vitesse de la vague, surfe avec elle, jusqu'à la prochaine vague avec laquelle il recommence de plus belle. Seule maniere de passer cet endroit étroit!! Et la, sur la première plage de la baie, nous attendent 2 gars de Punta de Aguila qui ont marché toute la nuit car il n'y avait pas assez de place dans le bateau (trop de bananes!!). On les embarque, et une heure apres, nous arrivons à bon port...
Ouf...
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaire sur cette aventure, si vous voulez des détails sur des choses que l'on aurait oubliées...
La semaine prochaine nous partons faire une installation a Kakabila... Encore un petit article en perspective!
Cela fait deja deux semaines que nous sommes rentres et nous sommes super occupes... Ce fut un voyage superbe, riche en experiences et en interrogations... ce pourquoi nous prenons un peu de temps pour ecrire!
L'ONG Blueenergy à installé une turbine éoliene de 8 pieds - 500 watts maximal, à Punta de Aguila il y à un peu plus de deux ans. Cette turbine sert à charger des batteries, pour donner de l'éléctricité dans les maisons de la communauté. Or, celle ci était tombé en panne depuis quelques temps, il fallait donc aller la réparer.
Nous sommes partis très vite, une opportunité de voyage avec Pedro, le chef de la communaute, s'étant présentée. Tres vite... m'enfin... un tres vite nicaraguayen, ce qui signifie hurry up and wait tout le temps, comme dit notre "chef"! Il faut toujours etre pret mais attendre les autres! Nous devions donc partir lundi matin et n'avons finalement pris la mer que le mercredi suivant...

Nous sommes partis avec une montagne d'affaires : bouffe, outils et affaires perso. Au port d'embarquement des communautés, une petite pirogue (un tronc d'arbre creusé et quelques planches rajoutées) d'à peine un peu plus d'un metre de large et 12 m de long nous attendait. Moteur de 15 chevaux. Il y avait avec nous les deux chefs de la communaute. Chargement, calage de toutes les affaires, de Vincent et de Soizic plutot a l'avant de la pirogue, et depart! Nous traversons deja la baie de Bluefields, calme, puis avançons sur la mer. Waouh! Au départ plutot engageante, voici la mer qui forcit peu a peu. De belles vagues de 2/3m emportent la pirogue. La pirogue se couche, flirte avec l'eau, mais jamais trop. Notre panguero (capitaine) a 60 ans de mer et de metier de pecheur derrière lui et il la connait, sa mer... Impressionnant, tout de meme!

Nous nous arretons d'abord a Monkey Point, pour un controle chez les militaires. Les paysages sont deja magnifiques. Splendides, le paradis! Les collines tombent abruptement ou s'enfoncent doucement dans l'eau, la vegetation est luxuriante. Une heure de pirogue en plus en nous voila arrivés a Punta de Aguila sur une plage quasiment vierge.
Nous logons dans la maison, ou plutot la grande cabane, de Pedro, notre capitaine. Toutes les maisons sont faites de planches en bois et couvertes d'un toit de branchage ou de toles, et sont surrelevées sur des pilotis d'un metre de hauteur, empechant certains animaux dangereux de rentrer, empechant les remontées capillaires et créant par la meme occasion un abri pour les animaux domestiques. Ainsi donc, quelques planches separaient notre petit matelas des gros cochons noirs. Gron gron!


Ces cabanes ne comportent qu'une seule grande piece, quelquefois deux cloisons delimitent la chambre des parents, et un petit abri est rajoute à l'avant de la maison pour cuisiner.
Nous nous sommes donc tranquillement installés, matelas et moustiquaires, et sommes partis explorer le petit village et rencontrer les gens.
Les Ramas parlent un espece de patois créole anglais. Soizic parle desormais plus mal anglais qu'avant... Les Ramas sont timides, tres timides, communiquer avec eux est difficile. Peut etre sont ils sur la reserve par caractère mais aussi sachant qu ils ont casses la turbine. Mais surtout, leur enfermement, leur timidité et leur manque d'aptitude a gérer des choses s'explique en grande partie par leur histoire. Ils ont connu l'esclavage et ont toujours été relégués au bas de l'échelle. Quand la région était au mains des anglais, les anglais en ont confié la gestion (tout en les assujetissant!) aux Miskitos et aux créoles et les Ramas etaient les esclaves de tous ces gens la. Ils étaient nombreux sur la cote, et ont été exterminés. Ils doivent etre peut etre 1000 aujourd'hui?Nous commencons a travailler, suivi par un ou deux Ramas seulement. Ils nous semblent peu motivés par les systemes energetiques qui leur procurent de la lumière... Nous controlons l'etat de la turbine et des installations électriques dans les maisons. Nous croyons a un triste bilan : La turbine est cassée, les batteries trop basses pour fonctionner à plein rendement, et les systèmes éléctriques mal entretenus dans les maisons. Seul le panneau solaire et le système électrique de l'ecole fonctionne correctement. Essentiel, puisque l'école est utilisée le soir pour le travail des enfants, pour la préparation des cours par le maitre, pour la messe, ou pour quelques reunions de village.

Nous réparons ce que nous pouvons et tirons d'interessantes conclusions techniques et sociales de nos observations... mais il nous manque quelques cles pour comprendre que ce triste bilan cache beaucoup plus de points positifs que nous le croyons!!
Effectivement, nous pensions que les rotors de la turbine étaient délogés suite a un mauvais branchement ayant provoque un electroaimant, creant un blocage mecanique. En fait, le rotor était fabriqué de cette manière, mais était juste mal entretenu, et la corrosion a fait gonflé les aimants ce qui a occasionné le blocage. La turbine n'est donc pas cassée, il faut simplement l'entretenir!
Techniquement, les erreurs possibles nous ont permi de tirer d'interessantes conclusions sur la manière dont on peut simplifier le systeme et l'ameliorer.
Socialement, ce voyage a ete tres important, renforcant l'idée dans l'ONG de límportance d'un meilleur accompagnement des communautés tout au long du projet. Les échanges avec les personnes présentes depuis longtemps dans l'ONG nous ont permi de largement relativiser certains points. Punta de Aguila a été il y a 3 ans la premiere communauté dans laquelle Blueenergy a installé une eolienne. Ce projet a été fait assez rapidement et a servi de projet test et de projet vitrine pour des recherches de subventions. Le lieu fut choisi par facilité, des contacts liés précédemment pour une étude linguistique facilitant l'implantation d'un tel projet. Nous sommes rentres en nous demandant si il fallait continuer a travailler avec ce peuple qui nous semblait peu motivé. C'etait sans connaitre d'une part l'histoire des Ramas et d'autre part ce que l'ONG y avait deja fait, nous montrant donc quelles ont été les évolutions. Un peuple qui n'a jamais été considéré mériterait qu'on arrête de le discréditer. C'est dans l'accompagnement sur de très longues années que les choses s'ancrent. L'apprentissage a long terme ! Au bout de 3 ans, le système de paiement commence a se mettre en place et les feuilles de recharge de batterie sont remplies. C'est deja une grande avancee!
Cela dit, cela ouvre forcement le débat sur le développement, ses priorités et ses limites. La priorité est elle l'éducation ? L'éducation passe t-elle par la lampe à la maison le soir ? C'est le choix qu'a fait Buleenergy. Soizic penche plus sur la presence sure d'instituteurs. Une autre question : le systeme est il sufisamment fiable (dans le sens simple et robuste, car les erreurs humaines sont toujours possibles) pour etre integré dans ce genre de communaute ? BlueEnergy repond que d'une part c'est a nous d'améliorer le systeme et que d'autre part, il est indispensable d'apprendre la patience et la vue a long terme. Oui, ils ont cassé toutes leur batteries alors qu'ils viennent de finir de les payer. Mais au moins ils vont comprendre ce que nous leur disions, puisqu'ils vont devoir en acheter d'autres : Des batteries ca s'entretient!
On ne peut pas comparer l'ONG a une entreprise. Le but n'est pas le rendement, mais le developpement à long terme. 4 Nicas travaillent avec nous, pas mal, deja!

Voila un petit resumé de notre voyage coté boulot...
Nous reprenons la mer le samedi, une grande fete surprise attend en plus notre responsable le soir pour son anniversaire. Nous reprenons la mer, mais au bout d'une heure, notre capitaine prudent décide de faire demi-tour. Effectivement, la mer est tres agitée derrière la baie, trop, la pirogue fait des splatchs énormes sur l'eau, Vincent s'en souvient... Ah, le ptit gars de la montagne!! Pour un bapteme en mer, c'est un peu rude, confie-t-il a Soizic...
Retour a Punta, donc... du coup nous avons beaucoup (trop?) de temps libre. Temps libre finalement difficile a occuper quand les gens sont si peu expressifs, et que d'un cote il y a la mer agitée, et de l'autre le bush sauvage dans lequel nous ne pouvions aller seuls!
Nous faisons la connaissance de Don Benito et d'Emma, habitant plus loin sur une colline... Pas vraiment de la communauté, beaucoup plus ouverts, nous avons de très intéressants échanges avec eux. Et un endroit dingue. Bien placé, tres agréable, vue imprenable sur deux cotés.
Nous occupons notre temps par des ballades. Vincent fait de la guitare, Soizic dessine, nous jouons aux cartes avec les Ramas, nous faisons un tour a l'ecole... Sans jamais savoir quel jour sera propice pour le depart!



Et puis mardi matin, c'est decide. ON PART, mais très très tot, la mer étant plus calme le matin. Nous nous réveillons donc a 3h, empaquetons toutes les affaires, chargeons la pirogue. Et partons à la lune... Encore un voyage impressionnant. Les reflets de la lune sur les vagues et la pirogue qui glisse dans le calme de la nuit. Seul le moteur ronfle un peu... L'aube, le soleil se lève, et la mer s'agite de plus en plus. Nous sommes trempés, c'est la douche en continu pendant 4 heures!! Finalement nous arrivons a l'entree sud de la baie de Bluefields, une petite entrée dans laquelle s'engouffrent les vagues. Note capitaine est en liesse, il lance son moteur à fond pour chopper la vitesse de la vague, surfe avec elle, jusqu'à la prochaine vague avec laquelle il recommence de plus belle. Seule maniere de passer cet endroit étroit!! Et la, sur la première plage de la baie, nous attendent 2 gars de Punta de Aguila qui ont marché toute la nuit car il n'y avait pas assez de place dans le bateau (trop de bananes!!). On les embarque, et une heure apres, nous arrivons à bon port...
Ouf...
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaire sur cette aventure, si vous voulez des détails sur des choses que l'on aurait oubliées...
La semaine prochaine nous partons faire une installation a Kakabila... Encore un petit article en perspective!
par Vince&Soiz
publié dans :
Nicaragua