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Dimanche 24 juin 2007

 Milton Balseca, le coordinateur national du projet SILAE, travaille dans le domaine des énergies renouvelables et de l’électrification rurale depuis plus de 20 ans.




Ses études d’ingénieur en énergies renouvelables, environnement et efficacité énergétique l’ont d'abord conduit à intégrer l'Institut National de l'Energie en 1983, ou il fut responsable des energies alternatives puis directeur du développement énergétique. A la fermeture de l'institut en 1995, suite à une refonte des organisations gouvernementales, il intègre le ministère de l’énergie et des mines de l’Equateur, en tant que chef du département Energies renouvelables et efficacité énergétique.







Au sein de ce ministère, il contribue au développement de nombreux projets en Equateur:


 - Projets solaires (chauffage de l’eau, séchoir solaire, photovoltaïque, serre…)
 - Projets géothermiques (il existe 17 régions d’Equateur ayant un fort potentiel en eaux chaudes naturelles pouvant être utilisées)
 - Projets d’hydro électricité (projet pilote de création de turbine hydraulique…)
 - Projets de biogaz (bios digesteurs pour l’alimentation d’une cuisinière ou de lampe à partir de déchets organiques par exemple)
 - Et bien d’autres…

A sa sortie du ministère en 2002, c’est avec Michel Matly et Marcelo Neira qu’il lance un projet de grande envergure d’électrification rurale pour l’Amazonie équatorienne, car le développement d’une région passe entre autres par l’accès à la communication (l’Internet) et à l’électricité. Le projet SILAE  (Voir notre article sur le blog) va faire partie du programme @lis, servant à renforcer les liens entre l’Europe et l’Amérique latine dans le domaine de l’information.


S’en suit une grande phase de design du projet. Comment faire pour mettre en place ce projet d’envergure, comment lui donner toutes les chances de réussite ?
L’expérience de ces 3 hommes, en association avec d’autres partenaires nationaux et internationaux (Codenpe, Concope, Comaga, CIE puis l’Ademe) leur permet d’avancer sur ce sujet pas forcément simple :
Comment électrifier les communautés isolées au sein de 6 provinces de l’Equateur ? 42 cantons, 184 paroisses, et 11 nationalités indigènes différentes, soit autant de cultures bien différentes ?

Mais pour Milton, ce défi de taille est extrêmement motivant. En effet, il se définit lui-même comme un « missionnaire de l’électrification rurale pour l’équateur », et toute l’expérience et les leçons acquises lors de ses précédents projets font de lui l’homme à affronter ce défi.

Aujourd'hui, après 3 années de travail, 20 micro entreprises d'électricité ont été crées et vont pouvoir servir 16000 habitants demandeurs, soit 30% de la population sans électricité de la zone..


Les clefs de la réussite de ce projet ?
D’abord le fait de travailler en relation étroite avec les communautés. Les habitants doivent être acteurs, éduqués, compétents et motivés par ce projet dont ils seront bénéficiaires.

Mais ce genre de projets ne va pas sans peine. Comment en assurer la durabilité ? Comment prendre en compte les spécificités culturelles de chaque population indigène ? Comment fixer les tarifs de l’électricité pour que les populations puissent payer, et donc soient réellement bénéficiaires, tout en assurant que la structure distributrice soit rentable ? Comment aider les communautés à se développer, à faire bon usage de cette électricité ? Et surtout comment financer ces projets ?

Autant de questions auxquelles Milton Balseca et son équipe auront à répondre en multipliant les contacts avec les organismes nationaux et internationaux, et en sillonnant toute la zone, très vaste, de la forêt amazonienne équatorienne. Mais cet aspect social, le travail dans des zones isolées, et le progrès et les améliorations que le projet peut apporter à ces gens sont autant de motivations supplémentaires.

Aujourd’hui, toute la zone de l’Amazonie à été répertoriée, les études achevées, les modèles d’entreprises sont prêt, le projet « SILAE I » arrive à son terme. Le projet « SILAE II » va pouvoir commencer : trouver les financements manquants pour mettre en place toutes les solutions d’électrification de la forêt équatorienne, et recommencer les mêmes études pour la côte pacifique… Beaucoup de travail en perspective, et sûrement pour de futurs volontaires intéressés par ce genre de projets.

Aujourd’hui avec Robin, Marianela, Jose (en haut), Paulina, Eugenia et Palmira (en bas), le projet continue d’avancer.



"Quand Soizic et Vincent ont pris contact avec le projet SILAE, pour nous soutenir comme volontaires, ce que nous leur avons décrit les a rapidement séduit. Puis rapidement, ils nous posent les questions traditionelles pour des gens qui ne connaissent pas la jungle equatorienne : les gens sont gentils, les moustiques ne piquent pas, on arrive facilement dans la ville... Mais le plus important c'est d'être plein de bonne volonté pour travailler avec SILAE et les communautés comme Rukullakta.

 

 

Au nom du projet SILAE je veux remercier Soizic et Vincent pour l'aide désintéressée qu'ils ont apporté au projet SILAE et l'Organisation Rukullacta, et en espérant qu'ils retournent un jour travailler dans cette belle région, dernier poumon du monde."





Des paroles qui nous vont droit au cœur, merci Milton !


La version espagnole de cet article a été revue et approuvée par Milton Balséca.

par Vince&Soiz publié dans : Equateur
 
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