JB, qui nous a rejoint cet été pour les vacances, à raconté toutes ses aventures (et un bout des nôtres par la même occasion !) sur son blog… le blog de Rotabe... Vous pouvez aller jeter un œil, il y a des anecdotes croustillantes sur Cuzco, le Machu Picchu… On a beaucoup apprecié son style sympathique et libéré. Un bel homme à marier…
Notez l’article intitulé « Digression historique », catégorie « histoire ». D’ailleurs nous ne saurions trop recommander comme lecture à tout voyageur en partance pour ce continent, le livre d’Eduardo Galeano « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine ». Ou comment le saccage de l’Amérique latine (or, argent, café, caoutchouc, cacao, sucre, indigènes…) a permis à l’Europe et aux Etats-Unis d’atteindre le niveau de développement qu’ils ont actuellement...
A propos de mondialisation et d’inégalité de développement, on attend plus de commentaires sur l’article «effets de la mondialisation au bresil »… Ca nous tient vraiment à cœur que nos amis et familles, économistes, commerciaux, cadres, ouvriers, agriculteurs, étudiants, consommateurs, avertis ou non, révoltés ou indifferents, fatigués ou blasés,.. réagissent à cet article. Quelques soient vos opinions, on veut vos avis !!
Bien à vous,
2 voyageurs
Nous avons appris récemment la nouvelle du tremblement de terre au Pérou... Celui ci à touché de plein fouet une petite ville dans laquelle nous avions passé un week end : Chincha.
A proximité, le village d'El Carmen à visiblement été devasté. Ses habitants, en majorité Afro-péruvien, avaient gardé une très forte culture Africaine, présente entre autre au travers de la musique Afro péruvienne, style musical fort sympathique.
Aujourd'hui l'endroit ne ressemble plus à rien... Ci dessous quelques photos envoyées par Rosa, l'architecte Italienne avec qui nous avions travaillé à Lima.

La place principale d'El Carmen

La Hacienda San José, site touristique connu
Ajoutez à cela que l'ouragan Felix a touché le Nicaragua... Il est passé au nord de Bluefields, épargnant la majorité des éoliennes, mais détruisant une partie des villages miskitos avec lesquels nous avons travaillé...
Des évenements comme ceux-ci rompent le fragile équilibre dans lequel ces gens vivent et peuvent avoir des conséquences désastreuses sur le mode de vie, le logement, l'alimentation, la santé... C'est hélas valable pour la majorité des endroits très pauvres que nous avons visités jusqu'à présent.
Fin d'une semaine de vacances à Cuzco... Ruines incas à gogos... Très très belle ville, chargée d'histoire, de souvenirs inoubliables...
Machu Picchu réellement IM-PRE-SSIO-NANT... Mérite son élection de merveille du monde... Ruines gigantesques, vue magnifique, on a même vu des condors...
Départ ce soir pour Santiago du chili... 50 heures de bus... Puis arrivée à Rio en avion le 9 aout direction Marajo pour le projet du même nom... Vous arrivez à nous suivre ?
Merci pour le chocolat et le picon, petits morceaux de France bien appreciés !
Prochains acces à Internet surement limités... Bonne été à tous... A bientôt...
Soizic et Vincent
Comme vous avez pu lire dans notre article sur Ventanilla, les zones les plus pauvres de la capitale Péruvienne sont construites sur des dunes de sables. Les photos de notre album sont assez representatives. L'environnement est rude, et il n'y a absolument aucune verdure dans ce paysage. L'idée initiale, portée par Marilu Sanchez, est de construire une ferme éco pédagogique, dans laquelle seront développées des activités d'hydroponies et d'élevage (poules, canards, lapins...). Les enfants des écoles du district pourront visiter la ferme et ainsi voir des plantes, apprendre comment fonctionnent la culture hydroponique et une petite centrale au biogaz, comment prendre soin d'animaux... C'est un sujet qui peut surprendre, et depuis la France, il nous a surpris. Cependant, en arrivant sur place, nous nous sommes vite rendus compte des manques et nécessités de la zone et de l'impact très important qu'effectivement ce projet pourrait avoir.
L'avancée du projet depuis début juillet

Notre présence permet d'activer les choses. L'obectif de notre court séjour sur place (3 semaines, seulement) est de faire connaissance plus en détail avec l'ONG, visiter les endroits ou elle travaille, les réalisations, et pour le projet qui nous amène, de sélectionner les terrains potentiels pour la ferme et surtout de rencontrer les mairies pour s'assurer de leur soutien. En effet, un projet de ce type ne peut être durable que s'il compte avec l'appui du gouvernement local. Pour ce, il est nécessaire qu'un contrat soit signé entre l'ONG et la mairie.

Ou l'on découvre les lenteurs administratives du Pérou... Rencontrer un maire d'une ville de 200.000 habitants, c'est très difficile. C'est encore pire en Amérique du sud. Jamais disponible, ses adjoints qui ne rappellent pas, 2 heures de bus pour se rendre sur place, rendez-vous annulé... sans compter que Mi Perou, ou nous souhaitons implanter le projet, est sur la commune de Ventanilla ET sur la commune de Mi Perou... 2 fois plus de démarches...
Nous réussissons quand même à rencontrer un adjoint au maire de Ventanilla, puis le maire de Mi Peru. Tout le monde est enchanté par ce projet, et le Maire de Mi Peru nous remercie chaleureusement pour l'aide et l'interet que l'ONG Estrategia, nous même, et Frères d'Espérance leur portons.
Aujourd'hui cependant, nous sommes face à un problème... Marilu Sanchez, qui mène de front beaucoup d'autres projets, s'est impliquée dans la sensibilisation des nouvelles mairies et n'a pas encore eu le temps de rechercher d'autres subventions, la priorité étant d'abord d´être sur d'avoir l'appui du gouvernement local. Nous n'avons pas assez de financements pour implémenter tout le projet, or, dixit Marilu Sanchez, le projet ne peut fonctionner si la bibliothèque est seule. Cela dit, d'un côté, pour trouver d'autres financements, ce sera beaucoup plus facile en montrant qu'une partie du projet fonctionne déjà... Cependant, comment demander à la mairie de reserver un terrain pour toute la ferme si nous n'avons pas réunis tous les fonds? En cas de problème de financements, l'ONG sera completement décrédibilisée !!Site potentiel de la Piscine, à Mi Pérou

Visite du site potentiel de la Piscine, à Mi Pérou
Pour gérer les cultures hydroponiques, la bibliothèque et les visites, la mairie nous à présenté le club du 3e age "les amis inséparables". Cette association gère une cantine populaire, et une femme travaillant avec l'ONG depuis plusieures années pourrait les former à la culture hydroponique afin que les membres, pour la plupart sans travail car trop agés, prennent en main la gestion de la ferme éco pédagogique.

Reste à se coordonner avec différents organismes pour récuperer de quoi lotir la bibliothèque (chaises, tables, étagères), de quoi remplir les étagères (les livres !), et trouver de quoi commencer avec l'hydroponie...
L'ONG Estrategia, avec laquelle nous travaillons ces 3 semaines à Lima, est née en 1989, à lìnitiative d'un groupe d'amis de différentes spécialités. Le premier projet qui a renforcé l'ONG dans ses convictions fut celui du développement du quartier de San Carlos à Surco.
L'histoire du quartier San Carlos...
Ce quartier de Lima était autrefois dans le même état que les asientos humanos de Mi Perou aujourd'hui (voir l'article).
Ces terrains étaient auparavant des terres agricoles. Un nombre impressionnant de personnes s'y était installé, illégalement, venant de la sierra ou de la costa, ou ne pouvant plus payer le loyer de leur ancien logement à Lima.

Bien décidé à se battre pour faire reconnaître leur droit au logement, les habitants se sont organisés, se réunissant chaque jour en assemblée (400 personnes!) et manifestant dans le centre de Lima, se heurtant aux forces de l'ordre... Afin de faire reconnaître le quartier, jusque là insalubre et désordonné, trop dense, construit à la hate, ils souhaitaient proposer un plan d'urbanisme à la municipalité pour lui prouver qu'il existait une initiative viable. Avec Marilu Sanchez, ils ont donc élaboré un plan d'urbanisme cohérent, assurant la continuité des flux avec les quartiers qui le jouxtent.
Ensemble, ils ont obtenu la reconnaissance de la propriété du terrain sur lequel ils étaient installés, ont détruit leurs habitations insalubres et on reconstruit leur quartier. La banque des matériaux à offert des prêts sur des matériaux afin de réaliser les travaux. Puis la mairie a assuré les installations de tout-à-l'égout, eau et électricité, la majorité de la main d'oeuvre étant effectuée par les habitants eux-mêmes.
Dans ce quartier, autrefois complétement délaissé, sans aucun service de base, aujourd'hui toutes les maisons sont en dur et disposent de services basiques, il y a des parcs, un local communal, des églises... Le quartier, grâce à la volonté et à la motivation extraordinaire de ses habitants est sorti de la misère intégrale , devenant un quartier populaire!! Cet exemple réussi de développement à donné des idées aux quartiers voisins qui se sont aussi organisés...
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L'ONG Aujourd'hui
Aujourd'hui, la structure compte 5 membres principaux. Parmi eux, Marilu et Enrique gèrent la structure (Communication, financement, rencontres, collocs...), Rafael assure le contrôle qualité... L'ONG compte aussi différents intervenants : Luis Raymondi s'occupe des formations en maçonnerie, Inès, architecte péruvienne, intervient sur l'aspect technique des projets tandis que Victor Zapata, avocat s'occupe de la partie contrat et autres aspects jurudiques... En ce moment, Rosa, Architecte Italienne, est missionnée par Architecte Sans Frontières de Barcelone pour aider sur un projet d'amélioration d'habitat.
L'ONG à mis en place des projets d'amélioration de l'habitat dans les nouveaux quartiers, des projets d'hydroponie, et travaille actuellement sur une académie internationale de femmes d'Amérique latine.
L'article suivant décrit les projets, passés et présent de l'ONG.
Il n'y a pas beaucoup de documentation disponible sur le net à propos de l'ONG Estrategia, celle ci n'ayant pas de site. Nous avons quand même réussi à trouver ces liens:
- Une page en anglais sur les ateliers de formations au techniques de domes
http://www.changemakers.net/journal/300510/displaydis.cfm?ID=30
- Un document récent des Nations unies, ou Marilu présente page 40 les activités d'Estrategia
- Une présentation en français de l'ONG, lors de la participation en 2002 de Marilu Sanchez à une table ronde organisée par "Femmes et villes"
http://www.femmesetvilles.org/seminar/francais/pres_fr/sanch_pres_fr.htm
- Une présentation en anglais
http://www.habitatjam.com/viewIdea.php?iid=3§ion=1
Amélioration de l'habitat :
formation à la construction en dome
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Aujourd'hui, le principal travail de L'ONG Estrategia consiste en l'amélioration de l'habitat dans les « asientos humanos ». Les articles sur Ventanilla et Mi Perou décrivent ces lieux et leurs nécessités. Marilu, en partenariat avec des organisations nationales et internationales, travaille désormais à redonner plus de dignité à ces habitants...
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L'ONG met donc en place des formations théoriques et pratiques sur les techniques de fabrication de blocs de parpaings et de dômes. Le premier atelier a eu lieu dans le quartier de San Carlos à Surco, puis à Ventanilla en 2002 (« Los Olivos de la paz » : au départ, un atelier et 10 maisons pilotes...). L'objectif premier est d'enseigner les techniques de constructions, afin que la population puisse elle même construire des maisons sismo-résistantes, dont la durée de vie dépasse de loin celle des maisons en bois, carton, contreplaqué. Les formations s'accompagnent de la construction de maisons. L'objectif second est que ces personnes formées montent des micro-entreprises dans la zone même, à qui la mairie passera commande, plutôt que de faire appel à des entreprises extérieures. L'atelier de formation de San Carlos à continué à fonctionner de manière autonome pendant 10 ans, jusqu'à ce qu'un nouveau maire décide de récupérer le local pour un autre usage... Ceci dit, les personnes formées durant ces années peuvent aujourd'hui construire des maisons pour eux, pour d'autres, ou se faire embaucher par la mairie ! |
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Aujourd'hui, en partenariat avec la mairie de Ventanilla, un nouveau projet de plus grande ampleur à vu le jour. Il comporte plusieurs sessions de formation dans un local de la municipalité, un atelier de fabrication, monté à l'occasion du projet et la construction, au final, de 20 maisons. La 6e session de formation de l'année vient de commencer. A chaque session, une vingtaine d`élèves est formé par un formateur de SENSICO, organisme nationale de formation en bâtiment. Cependant, si les formations ont commencées, ce projet est actuellement en attente de la signature d'un contrat de partenariat avec la mairie, étape administrative obligatoire mais fastidieuse, pour démarrer la à construction de l'atelier... L'article suivant présente rapidement la technique de construction de dome... |
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Les projets d'hydroponie
Avec les femmes de Ventanilla, Surco et Chorillo, l'ONG Estrategia a mis en place des projets d'hydroponie. L'hydroponie est une technique de culture hors sols, tout à fait adaptée dans cette région ou la terre n'est pas du tout généreuse. Le principe est simple : Les racines de la plante plongent dans un solution nutritive, liquide ou substrat. Les laitues, épinard, pommes « de terre » poussent ainsi sans terre... La technique est extremement peu onéreuse. L'idée de ce projet, encadré par Martha spécialiste en hydroponie très motivée, était d'enseigner cette technique aux femmes des quartiers, afin qu'elles puissent soit travailler dans l'atelier monté, soit reproduire cette technique chez elles et se générer des petits revenus. Cependant, à Surco, le manque de semsibilisation des acheteurs n'a pas permis que le projet prennent de l'ampleur. Les personnes trouvaient en effet bizarre de faire pousser des plantes sans terre et preferait ne pas acheter ces produits, peut être mauvais pour la santé
A Pachacutec, un parc écologique a été mis en place à l'aide de la coopération catalane. Le terrain aride a complètement changé d'allure, et en plein désert poussaient des laitues, tomates, fraises... Le projet se présentait bien jusqu'à ce qu'un malentendu concernant la propriété du terrain aloué et des équipements le conduise à sa fin. Les femmes bénéficiaires pensaient que tout le matériel, animaux et terrain leur était offert, et certaines n'ont pas hésité à revendre à perte leur laitues, produits d'élevage et materiel à bas prix pour arrondir leur fin de mois...
Ces femmes, sous la mauvaise influence de la mairie de l'époque, se sont imaginées à tort que la générosité occidentale est illimitée, et sont entrées en désaccord avec l'ONG qui insistait sur la rentabilité de la micro-entreprise créée.... L'ONG a tenté de recoller les morceaux, mais le nouveau maire, vu la faible rentabilité du projet, a coupé l'alimentation en eau de la zone, et n'a pas versé les salaires de Martha ni du gardien. Les femmes n?avaient pas fait preuve d'assez de volonté, travail et de bonne gestion, et s'en sont ensuite mordus les doigts. En effet, tout le travail effectué à completement été perdu, les plantes sont mortes très rapidement et les dunes de sable ont repris leur droits.
Il faut quand même saluer le travail qui a été fait, qui a permis à un groupe de femmes de se former sur les techniques hydroponiques. Ces personnes savent dorenavent reproduire ces cultures chez elles et ainsi se générer un revenu dans cette région austère.
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L'académie des femmes
Marilu et un groupe de femmes de Pachacutec sont également occupées ces temps ci à préparer une academie de femmes. Des femmes de toutes l'amérique latine (Nicaragua, Salvador, Equateur, Pérou...) vont se réunir à la fin du mois à Ventanilla. Cette rencontre est extremement motivante pour toutes ces femmes de pays en développement, et leur permettra d'échanger sur des sujets variés, sur les expérience des unes et des autres dans différents domaines, de se rencontrer et de prendre contact... Martha, spécialiste en hydroponie, va présenter son travail, sa voisine, directrice de tous les comedors populaires de Lima va parler de ses experiences, et Carmen de son travail avec les jeunes en difficultés. A l'avenir, si Martha a une question sur la construction, elle enverra un e-mail au Nicaragua afin d'avoir des informations et des conseils !
Nous aurions été ravis de participer à cette rencontre, malheureusement nos projets nous emmennent sur un autre chemin dès la fin de cette semaine...
Travail avec le gouvernement local
Il est ici essentiel de travailler en partenariat avec le gouvernement local. Ce partenariat peut prendre differente formes (appui, accord, contrat...), mais est important pour plusieurs raisons. D'abord car le gouvernement local peut garantir la durabilité, assurer un terrain et son alimentation en eau, assurer la gestion dans le cas du projet de bibliotheque... De plus, c'est, l'entité qui connaît le mieux les gens, les associations et est en mesure d'indiquer avec qui le projet peut fonctionner, ou ne pas fonctionner. Sélection des bénéficiaires
La sélection des bénéficiaires semble également être un point sur lequel l'ONG semble vouloir travailler : Il faut des personnes motivées, compétentes pour assurer la réussite du projet. Mais on en revient au même problème qu'au Nicaragua à Punta de Aguila : On n'a pas le droit de décider de ne pas travailler avec des gens qui sont moins débrouillards, moins curieux, moins motivés pour garantir la réussite du projet... Ces gens qu'on laisse de côté on droit à de l'attention et sont surement aussi demandeurs... Même si le travail avec eux sera beaucoup plus difficile... Gestion de micro entreprise
Cette dalle nervurée de plancher ou de toiture est constituée de poutrelles préfabriquées distantes de 50 à 70 cm, soutenant des éléments en béton en forme de voûte, le tout recouvert d'une chappe de ciment.
L'avantage de cette technique est sa sismorésistance, son poids moins important que certaines dalles vue la finesse des dômes, son coût de par la préfabrication de la plupart de ses éléments, et le fait qu'elle nécessite peu de coffrages en place, les éléments étant en grande partie préfabriqués.
Petit aperçu de fabrication...
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Le moule des dômes Il est consitué d'une structure en bois et d'une maille assez fine, genre toile de jute, maille en plastique... |
| Fabrication de 12 dômes Préparer le mélange (1 sac de ciment pour 3 de gros sable et 2 de cailloux très fins, et 3 galons d'eau). Remplir le moule à l'aide d'une truelle, lisser la surface. Avec le poids, la maille se déforme et donne sa forme concave au dôme. Vérifier que le centre du dome est descendu de 4 à 6 cm, détendre ou resserer la maille en fonction... |
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| Remplir les 4 bords de ciment, la déformation laissant un espace vide. Retirer le cadre supérieur du moule. 1/2h après, recouvrir le dôme d'une fine couche de sable humide. Au bout de 24h, démouler le dôme et le laisser 7 jours dans l'eau. |
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| Les poutrelles et poutres de rive préfabriquées Les fabriquer ... (!) Poser les poutrelles sur les murs (appui de 5 cm) en les espaçant de 60 cm les unes les autres. |
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Pose des dômes... Poser les dômes sur les poutrelles. Préparer les armatures des deux poutres de rive restantes. Lier les armatures les unes aux autres. |
Chape Coffrer le tout, poser l'armature de température et couler une chape englobant le tout. |
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| Laisser sécher 5/6h, puis asperger pendant 7 jours. |
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Aujourd'hui nous revenons d'une visite des asientos humanos de Mi Peru avec la municipalité. Ou l'on voit de plus près les problèmes inhérents au lieu.
Quelques petits flashs...
Equilibre précaire... Les habitations construites sur ces dunes de sables courent le risque d'être ensevelies par le sable qui descend petit à petit avec le passage des voitures et des habitants. Des chemins sableux, sur lesquels grimpent les enfants. L'école est en haut. Ici, en urgence, la mairie a construit un mur de contention. Dans la plupart des cas, les habitants nivelent le terrain avec des terrasses et des murets en pierre. Renforts L'érosion met également à nue les fondations des maisons, rendant l'habitation bien dangereuse. Alors les habitants rebouchent les trous sous leur maison avec des pierres extraite de leur colline même. Ces pierres ne sont bien sur pas scéllées, et en cas de séisme ou de chute, risquent de tuer les habitants de la maison d'en dessous... Des trous dans la colline L'exploitation de la roche présente affleurant à certains endroits permet de construire des murs de contention mais aussi de generer des petits revenus en revendant la caillasse sur le bord de la route. Des instabilités supplémentaires. Le camion ne va pas remplir tous les bidons. Chaque jour, le camion citerne approvisionne en eau les bidons pour 2 sols (50 centimes d'euro, ici c'est énorme). Le camion ne peut pas grimper les chemins sableux. Les habitants montent leurs petits bidons en plastique remplis d'eau chaque jour sur les collines. L'espace vert Ainsi dénommé par les plans d'urbanisme, ce terrain, un jour devrait être ammenagé en « espace vert »... Peut etre qu'un jour, un arbre et trois herbes y pousseront... si la mairie vient les arroser... Une ONG a fait cadeau de beaux jeux pour les enfants, ces structures en bois et métal qui ressemblent a des chateaux... Un par quartier. C'est ici que prendra place le chateau de bois. Qu'est ce qu'un chateau dans la culture peruvienne? Est ce une priorité? Qui va payer la cloture et le gardien (necessaires)? Un cadeau boulet... Le petit comedor du quartier Construit à l'emplacement du futur espace vert, la petite cantine du quartier, tenue par les femmes et dans laquelle dejeunent chaque jour un bon nombre d'enfants, n'a pas obtenu de titre de propriété. Donc n'a pas eu droit aux services publics : electricité et tout a l'égout. Un agrandissement de cevicheria Le propriétaire de cette Cevicheria (restaurant de fruits de mer), pour agrandir son restaurant, dynamite la roche à l'arrière de son restaurant, rendant chaque jour la vie de plus en plus dangeureuse pour ses voisins du dessus.
Aujourd'hui, il continue a extraire la roche pour la revendre 20 metres plus loin, pour se faire un peu plus de beurre...


Pierre qui roule...
Un jour, un véhicule dont le frein a laché...
Souvent, des roches qui dévalent ...

Terrasses






Une vidéo assez parlante
FIN On est revenu de cette "visite" un peu choqués. Petite remarque : Chaque photo n'est pas cadré pour montrer un point particulier. C'est réellement TOUTE la zone qui n'est qu'un désert de dunes de sables à perte de vue.
Habitat précaire
Les nouveaux migrants qui arrivent à la capitale Péruvienne s’installent en périphérie, illégalement, sur des terrains inoccupés en marge de la ville... S’en suit la création de nouvelles zones urbaines par le gouvernement, sans pour autant urbaniser rapidement la zone. Ventanilla fait partie de ces nouveaux districts de Lima créés il y a peu. Il est situé au nord et appartient à la province de Callao. Il a été créé en 1960 et ne cesse de s’étendre, avec l’arrivée de nouveaux migrants. Aujourd’hui, c’est une petite ville de 73 km2. Très humide l’hiver, très chaude pendant 3 mois l’été. En 2003, elle comptait 286000 habitants, dont 132000 vivaient dans des « asientos humanos », des zones de barraquements de grande précarité, manquant d’eau et de services publiques, et connaissant un chomage énorme. Avec ce qu’ils trouvent, des matériaux de fortune, les migrants se fabriquent un abri, certains en paille tressée, d’autres avec du bois de palette retapé. Rares sont les maisons de briques ou de ciment.. Ces maisons en aucun cas n’abritent du froid, du vent ni de l’humidité. De plus, cette zone désertique est sujette aux séismes... Comment une habitation très légère construite sans fondation sur un terrain sablonneux en pente peut elle avoir une chance de résister ? Et ces cités dortoirs sont énormes...

Lorsque le gouvernement décrète un nouvel espace urbain, il commence par lotir la zone. Il attribue à chaque famille un carré de terrain de 100 à 120 mètre carré selon un schéma orthogonal ordonnant, agençant le quartier de manière très étalée. La construction en matériaux récupérés ne permet pas de densifier l´habitat en hauteur. Du coup, la ville s’étale. Faut il faire l’apologie de la ville compacte ? On dit normalement que pour les villes des pays en développement, souvent la survie, la subsistance dépend du petit lopin de terre cultivé autour de la maison. Ici, la terre est trop sableuse pour être cultivée... Une solution serait que la ville crée des bâtiments collectifs. Mais outre que le gouvernement local n'a pas de moyens, on se heurte à des problèmes d’ordre socio-culturel. L’un d’eux est que dans la mentalité de certains, vivre à l’étage signifie ne pas être propriétaire, et qu’en cas de tremblement de terre par exemple, l’habitant du rez de chaussé serait seul à garder le terrain...
Services, réseaux, infrastructures
Comme ces villes se sont développées à très grande vitesse, les réseaux et les infrastructures n’ont pas suivies. Ces processus d’urbanisation necéssitent des fonds publics, peu souvent disponibles. Plus la ville s’étale, plus les infrastructures sont compliquées et coutent cheres. Leur mise en place prend ainsi un temps incroyable, et n’est pas toujours faite dans le respect des règles de l’art. Aujourd’hui, dans les quartiers les plus anciens de Ventanilla, la majorité des logements sont équipés en tout à l’égout, eau courante et électricité. Il faut par contre relativiser en sachant que les tuyaux PVC sont souvent sous dimensionnés pour alimenter toute la population en eau, et les gens manquent de moyen et ne disposent souvent que d’une ampoule...
Dans les nouveaux quartiers comme Pachacutec, les gens n’ont pas encore le tout à l’égout, leur lattrines sont des silos (trous dans le sol) et quand le trou est plein, on en fait un autre un peu plus loin. L’entreprise d’électricité alimente seulement les lots justifiant d’un titre de propriété, et donc pas tout ceux qui sont installés sur un terrain et attendent une reconnaissance par la mairie... On notera cependant que le maire à gagné les précédentes élections en attribuant un jour 5000 titres de proprieté...
Lorsqu’il n’y a pas de réseau d’eau potable, la mairie construit des citernes d’eau alimentant des bornes fontaines publiques et ravitaillées par des camions citerne. Autant dire qu’il est impossible de creuser un puits dans les dunes de sable.
Le ramassage des déchets est soit en retard soit inexistant. Toutes sortes de maladies se développent à vitesse grand V, et les hopitaux sont déficients, la gendarmerie n’a été installée que recemment, il n’y a pas assez d’école... De toute façon le coût de la scolarité est prohibitif pour beaucoup de familles.
Et la majorité des travailleurs, pour ceux qui ont un travail, se lèvent à 4 heures du matin pour aller jusqu’à Lima et reviennent à plus de 10 heures le soir. Plus de 2 heures le matin et le soir dans des embouteillages gigantesques, coincés à 15 dans une Vanette Nissan qui ne respecte bien sur pas les règles de circulation...
Participation populaire et vie politique
Vue sa taille, le district de Ventanilla est divisé en plusieurs quartiers, comme Pachacutec et Mi-Pérou. Une mairie gère l’ensemble du district et dans certains quartiers, certains domaines sont délégués à des sous mairie, comportant donc aussi un maire... Ces quartiers se retrouvent donc avec deux maires...
En mai 94, après la dictature et les scandales de corruption, l’adoption d’une loi permet à la société civile de mettre son nez dans les affaires publiques, d’abord parce que les maires sont élus par la population, et ensuite parce que les gens ont le droit de donner leur avis sur la politique de développement, la gestion publique, la planification urbaine, les priorités du budget local, le controle des comptes, la surveillance...
C’est ainsi que sont nées des initiatives citadines. Les gens s’impliquent dans des organisations sociales, comme le verre de lait, les cantines populaires... Les habitants de ces quartiers font preuve d’une volonté étonnante et d’une solidarité réconfortante.
Malheureusement, le gouvernement local de Ventanilla a parfois des allures peu démocratiques et s’opposent a poursuivre les accords établis par l’ancien gouvernement local. Les autorités ont peu de credibilité auz yeux des populations les plus pauvres. Ceux ci manquent d’information sur les programmes et projets municipaux et sont trop occupés à leur propre subsistance pour prendre le temps de participer a ces programmes populaires.
Fort heureusement certaines municipalités souhaitent le développement de leur commune et soutiennent les initiatives associatives. La Municipalité de Mi-Pérou, que nous avons rencontrée cette semaine est par exemple extremement motivée, dynamique et veut faire bouger les choses. Son maire, Mr Pretell sur la photo à gauche, est un habitant de Mi-Pérou, il est jeune, et cela fait 2 semaines qu'il a pris ses fonctions. Nous espérons tous qu'il ne va pas tomber dans les travers de ses prédécesseurs...
Un album photo sur Ventanilla montre la zone plus en détail














