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Les pêcheurs des communautés de la côte caraïbe du Nicaragua ont de plus en plus de mal à remplir leurs filets. Une flotte d’une vingtaine de bateaux pêcheurs coréens ratisse la mer avec ses filets pour envoyer des crevettes en Asie. Les conséquences écologiques sont dramatiques, et le poisson se fait de plus en plus rare pour des gens qui n’ont pas d’argent pour acheter de la nourriture. |
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Les Ramas et Miskitos s’organisent pour lutter contre un envahisseur venu de l’ouest : Les exploitants agricoles hispanophones volent les terres des indiens, et s’y installent provisoirement : Ils brûlent la terre pour la défricher, la cultive ou la destine à l’élevage et n’hésitent pas à faire feu sur les Indiens qui s’approcheraient de trop près. |
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L’entreprise Texaco, à partir de 1967, a exploité le pétrole de la jungle équatorienne, sans aucune considération environnementale. Les dégâts furent considérables : La pollution de l’eau et du sol a provoqué jusqu’à l’extermination des ethnies Tetete et Sansahuari vivant à proximité. |
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L’açaï, petite baie violette, est l’aliment de base des populations de Brévès. Or, le prix de cet aliment est multiplié par 5 hors saison. En effet, il est de plus en plus exporté, la demande augmente et avec elle le prix sur place. La majorité des familles vivant avec 2 dollars par jour, les enfants, déjà mal nourris ont de moins en moins de quoi remplir leur assiette. |
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Brévès vit principalement de l’exportation du bois. Une vingtaine d’entreprise embauche plus de 10.000 personnes. Mais cette exploitation se fait de manière complètement irrationnelle, non contrôlée, et surtout non durable. Dans 10 ans, les ressources en bois auront disparues et les entreprises partiront. Que vont devenir les travailleurs, et cette ville, déjà très pauvre sujette à la violence ? |
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Au milieu du desert de l’Atacama, Les 6000 habitants de la vallée de Huasco vivent principalement de l’agriculture. La vallée est alimentée en eau douce par le glacier « El toro » situé dans la cordillère des andes. Si le glacier disparaît ou est contaminé, c’est tout le fragile équilibre de la vallée qui est menacé. Or, la « Barrick Gold », compagnie minière canadienne, a reçu l’autorisation d’exploiter l’or situé en dessous, et pour cela va, en toute simplicité, « déplacer le glacier ». De plus, ils ne savent pas récupérer la totalité des produits chimiques et métaux lourds utilisés pour l'exploitation de l'or. La proportion perdue est infime, mais à l’échelle des mégatonnes de produits utilisés, elle devient énorme et se retrouve dans l’eau de la vallée. |
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La baie de Chiloé est idéale pour l’exploitation à grande échelle du saumon. De nombreuses entreprises norvégiennes et japonaises s’y sont installées et les parcs à saumon se multiplient. Mais ces exploitations sont hyper polluantes pour le fond marin. |
Le message que l’on souhaite faire passer, et qui est repris par ce rapport du PNUE, c’est que le mode de consommation occidental a un impact majeur sur les pays en développement. Certes on donne
du travail à des habitants des PED, mais à quel prix !
Ce dont nous avons été témoin tout au long de cette année procure quelques avantages immédiats aux populations mais compromet complètement l’avenir. Le pays et les entreprises ne sont pas du tout
dans une démarche « durable ».
Mais comment résoudre le problème ??
Une manière d’agir que nous souhaiterions développer ce serait à l’image du « cauchemar de Darwin ». Les effets de l’introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria ont fait l’objet d’un
film qui a provoqué une certaine prise de conscience. Aujourd’hui, la perche du Nil est beaucoup plus difficile à trouver en France, les grandes surfaces ne la vendant plus. Comme quoi
l’information peut avoir un impact ici. Et à terme là bas. Hélas, la consommation a du aujourd’hui se reporter sur d’autres produits ayant potentiellement les mêmes effets…
Nous souhaiterions mettre en place un réseau d'information, via un site internet dans un premier temps, qui servirait à échanger sur ce sujet. On y trouverait pour les produits “made in ailleurs”
des informations sur l’impact environnemental, salarial, climatique... L’objectif étant dire ce qui se passe, que ce soit positif et négatif.
Un tel site, qui donnerait des informations factuelles, permettrait à chacun d’adopter une consommation "ethique" et “responsable”.
Votre prochain voyage à l’étranger !
Vous partez dans un pays « en développement » ? Alors on voudrait votre aide. Que vous vous transformiez en journaliste, enquêteur, photographe le temps de vos vacances… Pour remonter quelques
filières… C’est très simple : Il suffit de piocher dans la catégorie « économie » du guide qui va vous accompagner. Et sur place, d’aller visiter les lieux, de discuter avec des habitants… De se
renseigner sur les changements climatiques récents… On découvre souvent des choses étonnantes. Alors si vous souhaitez nous consacrer un peu de temps, partez en enquête !
A votre retour, l’information sera diffusée sur le site, consultable par chacun… A chacun de se renseigner et de consommer en connaissance de cause.
Donc deux manières d’agir… Enquêteur ou consommateur…
Le projet en est au stade de l'idée, le site internet n'existe pas encore, mais rassurez vous, on y travaille et on vous donnera l'adresse bientôt. En attendant, cet article donne le ton...
N'hésitez pas à nous contacter pour toute question ou commentaire nous aidant à avancer : vert.solidaire@yahoo.fr