Un peu de pub pour le
festival partir autrement !!
Ce sera les 18 et 19 Avril à Paris, à l'espace Reuilly,
21 rue Hénard, 75012 Paris.
Nous y serons dimanche matin à 11h, pour y présenter 2 petits films: IntiLlapu et ses cuiseurs solaires, et le projet Marajo au Brésil...
En parlant du projet Marajo, le saviez vous ? Le projet pilote aura lieu en septembre - octobre de cette année !! et nous serons du voyage !
Vous vous souvenez, l’année dernière, nous étions témoins au Nicaragua de l'impact des navires coréens peu scrupuleux, qui
en pechant la crevette, ratissent la biodiversité des caraïbes. Ou encore de la pisciculture du saumon au Chili, qui a un impact très négatif sur le fond marin…
Nous vous proposons aujourd'hui quelques réflexions sur l’alimentation « à la Française ».
Consommer local, c'est éviter de consommer des aliments qui ont fait des centaines, ou des milliers de km pour se retrouver dans notre assiette. Les aliments locaux ne sont pas forcément
moins bon ni meilleur, mais il nécessitent beaucoup moins de gazoil pour arriver jusqu'à vous, puisqu'ils sont produits à côté ! C’est autant de CO2 d’économisé ! Un petit coup d'oeil à la
provenance des denrées alimentaires ?
Consommer des produits de saisons, c'est consommer des aliments qui n'auront pas eu besoin d'une serre, de chauffage et de lumière artificielle pour pousser. Donc qui ont un meilleur bilan
carbone. À titre d'exemple, ci dessous la quantité de pétrole nécessaire, en fonction du mois de production pour quelques légumes.
Source : L’atlas
environnement 2007 – monde diplo
Vous trouverez la liste des fruits et légumes locaux et de saison sur le site de Nicolas Hulot, le défi pour la terre,
facile à imprimer et coller sur le frigo.
Consommer des produits issus de l'agriculture biologique, c'est consommer des aliments qui
n'auront pas eu besoin de pesticides et engrais chimiques pour croître. C’est donc une agriculture respectueuse de l’environnement, des consommateurs, et des travailleurs. (si, si, notre copine
Andrea, tecnica agricola au Chili, récolte le raisin sans masque, et respire les produits chimiques du pulvérisateur de la rangée d’à côté toute la journée…)
"L'utilisation intensive de produits chimiques et la monoculture sont des pratiques qui causent l'érosion et l'appauvrissement des sols en détruisant les micro-organismes. Les pratiques de l'agriculture biologique sont basées sur la diversité des cultures et les procédés naturels de
fertilisation comme l'usage des composts pour bâtir et maintenir la fertilité du sol."
Pour Consommer local, bio & de saison, vous pouvez contacter l'AMAP du coin, vous connaissez surement le principe des paniers,
non ? Plusieurs consommateurs se regroupent autour d'un producteur, qui assure une vente régulière, et chaque consommateur reçoit toutes les semaines un panier de produits, bio et locaux ! On vient
de contacter à Rouen l'AMAP rive gauche pour y adhérer. Le problème, c'est qu'il y a 6 mois d'attente...
Manger des poissons qui ne sont pas sur-pêchés, c'est éviter de vider aujourd’hui nos océans, et c’est préserver leur biodiversité ! Petit guide à télécharger pour un meilleur choix de poissons.
Et surtout, Consommer moins de viande, c'est permettre aux autres êtres humains d'avoir un meilleur accès à la nourriture, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Rien que cela
!! Une petite explication s'impose...
Permettre un meilleur accès à la nourriture car :
Source : L’atlas environnement 2007 – monde diplo
Et lutter contre l’effet de serre car :
Source : http://www.manicore.com/documentation/serre/assiette.html
Et au niveau du coût, cela revient plus cher de manger bio et local ? Oui. Mais ca coute moins cher de consommer moins de viande et moins de poisson. Tout le monde s'y retrouve, bon appétit !
Pour en savoir plus : Les consommatrices et consommateurs peuvent contribuer de manière
considérable à la réduction des impacts sur l’environnement, une étude de ESU service, en suisse !
et un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), les impacts de l'élevage sur
l'environnement
Nous organisons 3 projections / débat de notre film début juin 2008 sur Nantes !
En collaboration avec La Vie Nouvelle
Le vendredi 6 juin à 20h, Salle paroissiale Sainte Bernadette d’Orvault,
tramway ligne 3, arrêt BIGNON. Présence à confirmer au 06 06 44 28 92
En collaboration avec Hilo de Oro
Le lundi 9 juin à 20h30, à l'espace Cosmopolis (derrière le katorza)
Hilo de Oro est une association dont 4 des membres sont partis en Amerique du Sud en 2007 pour travailler dans des projets artistiques et environnementaux, en Equateur, Pérou et Bolivie. Ils
organisent 2 semaines de témoignages sur l'Amérique du sud. Au programme, expo photo, peintures et jeux, arts du cirque, salsa, capoeira, contes, films, débats.
En partenariat avec le CRIJ de Nantes
Le mercredi 11 juin à 16h, au CRIJ (tour Bretagne)
Dans le cadre d'une manifestation autour du thème "partir à l'étranger cet été"
On espère vous y voir !!
De retour de notre périple en Amérique Latine, nous avons réalisé un petit film documentaire (1h30) sur notre année, et nous proposons de le
diffuser dans le cadre d’une soirée débat, pour des associations.
Nous avons 7 petits films d’une douzaine de minutes chacun. Un sur le projet de chaque association dans le contexte du pays, et un dernier ouvrant sur quelques problématiques environnementales
liées à l’implantation d’entreprises étrangères en Amérique Latine.
A la fin de chaque chapitre, nous avons mis en avant certaines interrogations sur les projets de développement, nous vous proposons donc de débattre autour de ces thèmes.
Prévoir 2h00 - 2h30. Si vous êtes intéressés, contactez nous à vert.solidaire@yahoo.fr
Vous trouverez le résumé de notre année à l’adresse suivante :
http://vainsse2000.free.fr/DocBlog/Presentation/LeVertSolidaireResume.pdf
Vous pouvez télécharger et modifier le visuel
pour annoncer la projection.
A bientôt !
Soizic et Vincent
Hier soir, une fois n'est pas coutume, nous avons "regardé la télé"... oui, oui !!
Donc, après une bonne journée de travail bien physique (on vous l'avait dit ? on travaille sur un chantier de chaumière écolo en Brière, 2 jours par semaine !) on a pris nos petits
vélos pour aller voir un documentaire sur Arte.
Tous les militants et écolos de France ont reçus 20 fois l'invitation à visionner ce documentaire.
Un documentaire qui parle de Monsanto, multinationale leader dans les domaines de la biotechnologie, qui détient les brevets de plus de 90 % des OGM de colza, mais, soja et coton transgenique.
Monsanto est également à l'origine de l'agent orange, de l'aspartame et de l'hormone de croissance bovine... Et ses scientifiques ont publié dans une étude "scientifique" que la dioxine n'est pas
cancerigène...
On n'en dit pas plus, mais dépechez vous d'aller voir le film sur le lien suivant, il est visible sur le site d'arte pendant 7 jours seulement...
La présentation du documentaire
Le documentaire : Le Monde selon Monsanto
Le débat qui a suivi
Au cours de notre voyage, nous avons été principalement dans des lieux très peu touristiques. Souvent les régions les plus pauvres
de pays déjà très pauvres. Les conditions de vie n’y sont pas faciles, la vie ou la survie y est très précaire… En restant pendant des périodes suffisamment longues, on rencontre des habitants, la
confiance s’installe et les langues se délient. Ils nous racontent leurs problèmes, leur luttes…
La pèche au Nicaragua
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Les pêcheurs des communautés de la côte caraïbe du Nicaragua ont de plus en plus de mal à remplir leurs filets. Une flotte d’une vingtaine de bateaux pêcheurs coréens ratisse la mer avec
ses filets pour envoyer des crevettes en Asie. Les conséquences écologiques sont dramatiques, et le poisson se fait de plus en plus rare pour des gens qui n’ont pas d’argent pour acheter de
la nourriture.
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Les terres des indiens au Nicaragua
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Les Ramas et Miskitos s’organisent pour lutter contre un envahisseur venu de l’ouest : Les exploitants agricoles hispanophones volent les terres des indiens, et s’y installent
provisoirement : Ils brûlent la terre pour la défricher, la cultive ou la destine à l’élevage et n’hésitent pas à faire feu sur les Indiens qui s’approcheraient de trop près.
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Le pétrole en Equateur
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L’entreprise Texaco, à partir de 1967, a exploité le pétrole de la jungle équatorienne, sans aucune considération environnementale. Les dégâts furent considérables : La pollution de
l’eau et du sol a provoqué jusqu’à l’extermination des ethnies Tetete et Sansahuari vivant à proximité.
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Le prix de l’açai au Brésil
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L’açaï, petite baie violette, est l’aliment de base des populations de Brévès. Or, le prix de cet aliment est multiplié par 5 hors saison. En effet, il est de plus en plus exporté, la
demande augmente et avec elle le prix sur place. La majorité des familles vivant avec 2 dollars par jour, les enfants, déjà mal nourris ont de moins en moins de quoi remplir leur
assiette.
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Le bois à Bréves (Brésil)
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Brévès vit principalement de l’exportation du bois. Une vingtaine d’entreprise embauche plus de 10.000 personnes. Mais cette exploitation se fait de manière complètement irrationnelle, non
contrôlée, et surtout non durable. Dans 10 ans, les ressources en bois auront disparues et les entreprises partiront. Que vont devenir les travailleurs, et cette ville, déjà très pauvre
sujette à la violence ?
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La vallée de Huasco (Chili)
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Au milieu du desert de l’Atacama, Les 6000 habitants de la vallée de Huasco vivent principalement de l’agriculture. La vallée est alimentée en eau douce par le glacier « El toro » situé
dans la cordillère des andes. Si le glacier disparaît ou est contaminé, c’est tout le fragile équilibre de la vallée qui est menacé. Or, la « Barrick Gold », compagnie minière canadienne, a
reçu l’autorisation d’exploiter l’or situé en dessous, et pour cela va, en toute simplicité, « déplacer le glacier ». De plus, ils ne savent pas récupérer la totalité des produits
chimiques et métaux lourds utilisés pour l'exploitation de l'or. La proportion perdue est infime, mais à l’échelle des mégatonnes de produits utilisés, elle devient énorme et se retrouve
dans l’eau de la vallée.
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Le saumon à Chiloé (Chili)
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La baie de Chiloé est idéale pour l’exploitation à grande échelle du saumon. De nombreuses entreprises norvégiennes et japonaises s’y sont installées et les parcs à saumon se multiplient.
Mais ces exploitations sont hyper polluantes pour le fond marin.
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Nous avons été assez surpris d’apprendre ces histoires. A chaque fois nous avons voulu en savoir un peu plus… Comment se fait-il que ça puisse se
passer en toute impunité, informe-t-on les gens, qui fait quelque chose ?
A notre grande surprise, et c’est le cas pour tous ces faits, tous les habitants de la région sont au courant du drame en cours. Pas besoin de discuter beaucoup, c’est un fait établi, et les faits
nous ont été confirmés par diverses personnes… Sauf qu’on n’en parle jamais dans les journaux…
Mais rares sont ceux qui souhaitent résoudre le problème. La majorité des gens sont fatalistes, se taisent de peur de perdre leur travail, ou sont bien content des avantages que leur a octroyé le
projet… Ainsi depuis 1 an, la « Barrick Gold » a généreusement électrifié le fond de la vallée de Huasco et l’électricité y est gratuite, l’entreprise subventionne les clubs de sports et a rénové
la route, et quelques habitants de la vallée travaillent à la mine.
Nous ne pouvons cependant nous empêcher d’avoir un petit sentiment de culpabilité… A chaque fois, ce sont des entreprises étrangères de pays développés qui sont la source de ces nuisances.
La vallée de Huasco va sûrement disparaître car le glacier est en train de fondre. A cause de la mine, mais aussi à cause du réchauffement climatique. Pourtant, les habitants n’en sont pas
responsables… Leur consommation de pétrole et gaz est minime… Nos 9 trajets en avion de l’année ont sans doute émis plus de gaz carbonique que 90 % des habitants de la vallée pendant la même
année…
Quelles sont les causes ?
D’abord, il y a la corruption. Certains pays sont réputés pour leur niveau de corruption, à tous niveaux. Du flic qui fait la circulation aux ministres, beaucoup de gens en profitent et les
graissages de patte sont fréquents pour obtenir un avantage… Certains hommes politiques ont vendu leur pays à l’occident, ont ouvert les frontières aux entreprises et produits étrangers pour
assurer le développement du pays et augmenter le PIB.
Ensuite, les lois environnementales et salariales peu contraignantes ont
facilité l'installation d'entreprises étrangères . Les entreprises étrangères qui s’installent sont plus sensibilisées à la recherche de profits qu’au respect de l’environnement et des droits de l’homme d’un pays qui n’est
pas le leur.
"Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes."
L'environnement reflète ces inégalités : "Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d'autres régions en y exportant la production et ses
impacts."
Le message que l’on souhaite faire passer, et qui est repris par ce rapport du PNUE, c’est que le mode de consommation occidental a un impact majeur sur les pays en développement. Certes on donne
du travail à des habitants des PED, mais à quel prix !
Ce dont nous avons été témoin tout au long de cette année procure quelques avantages immédiats aux populations mais compromet complètement l’avenir. Le pays et les entreprises ne sont pas du tout
dans une démarche « durable ».
Mais comment résoudre le problème ??
Une manière d’agir que nous souhaiterions développer ce serait à l’image du « cauchemar de Darwin ». Les effets de l’introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria ont fait l’objet d’un
film qui a provoqué une certaine prise de conscience. Aujourd’hui, la perche du Nil est beaucoup plus difficile à trouver en France, les grandes surfaces ne la vendant plus. Comme quoi
l’information peut avoir un impact ici. Et à terme là bas. Hélas, la consommation a du aujourd’hui se reporter sur d’autres produits ayant potentiellement les mêmes effets…
Nous souhaiterions mettre en place un réseau d'information, via un site internet dans un premier temps, qui servirait à échanger sur ce sujet. On y trouverait pour les produits “made in ailleurs”
des informations sur l’impact environnemental, salarial, climatique... L’objectif étant dire ce qui se passe, que ce soit positif et négatif.
Un tel site, qui donnerait des informations factuelles, permettrait à chacun d’adopter une consommation "ethique" et “responsable”.
Votre prochain voyage à l’étranger !
Vous partez dans un pays « en développement » ? Alors on voudrait votre aide. Que vous vous transformiez en journaliste, enquêteur, photographe le temps de vos vacances… Pour remonter quelques
filières… C’est très simple : Il suffit de piocher dans la catégorie « économie » du guide qui va vous accompagner. Et sur place, d’aller visiter les lieux, de discuter avec des habitants… De se
renseigner sur les changements climatiques récents… On découvre souvent des choses étonnantes. Alors si vous souhaitez nous consacrer un peu de temps, partez en enquête !
A votre retour, l’information sera diffusée sur le site, consultable par chacun… A chacun de se renseigner et de consommer en connaissance de cause.
Donc deux manières d’agir… Enquêteur ou consommateur…
Le projet en est au stade de l'idée, le site internet n'existe pas encore, mais rassurez vous, on y travaille et on vous donnera l'adresse bientôt. En attendant, cet article donne le ton...
N'hésitez pas à nous contacter pour toute question ou commentaire nous aidant à avancer : vert.solidaire@yahoo.fr