Mercredi 25 mars 2009
Un peu de pub pour le festival partir autrement !!

Ce sera les 18 et 19 Avril à Paris, à l'espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris.

Nous y serons dimanche matin à 11h, pour y présenter 2 petits films: IntiLlapu et ses cuiseurs solaires, et le projet Marajo au Brésil...

En parlant du projet Marajo, le saviez vous ? Le projet pilote aura lieu en septembre - octobre de cette année !! et nous serons du voyage !
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Mardi 11 novembre 2008
Vous vous souvenez, l’année dernière, nous étions témoins au Nicaragua de l'impact des navires coréens peu scrupuleux, qui en pechant la crevette, ratissent la biodiversité des caraïbes. Ou encore de la pisciculture du saumon au Chili, qui a un impact très négatif sur le fond marin…

Nous vous proposons aujourd'hui quelques réflexions sur l’alimentation « à la Française ».


Consommer local, c'est éviter de consommer des aliments qui ont fait des centaines, ou des milliers de km pour se retrouver dans notre assiette. Les aliments locaux ne sont pas forcément moins bon ni meilleur, mais il nécessitent beaucoup moins de gazoil pour arriver jusqu'à vous, puisqu'ils sont produits à côté ! C’est autant de CO2 d’économisé ! Un petit coup d'oeil à la provenance des denrées alimentaires ?


Consommer des produits de saisons, c'est consommer des aliments qui n'auront pas eu besoin d'une serre, de chauffage et de lumière artificielle pour pousser. Donc qui ont un meilleur bilan carbone. À titre d'exemple, ci dessous la quantité de pétrole nécessaire, en fonction du mois de production pour quelques légumes.
Quantité de pétrole nécessaire à la production de légumes hors saisonSource : L’atlas environnement 2007 – monde diplo

Vous trouverez la liste des fruits et légumes locaux et de saison sur le site de Nicolas Hulot, le défi pour la terre, facile à imprimer et coller sur le frigo.


Consommer des produits issus de l'agriculture biologique, c'est consommer des aliments qui n'auront pas eu besoin de pesticides et engrais chimiques pour croître. C’est donc une agriculture respectueuse de l’environnement, des consommateurs, et des travailleurs. (si, si, notre copine Andrea, tecnica agricola au Chili, récolte le raisin sans masque, et respire les produits chimiques du pulvérisateur de la rangée d’à côté toute la journée…)

"L'utilisation intensive de produits chimiques et la monoculture sont des pratiques qui causent l'érosion et l'appauvrissement des sols en détruisant
les micro-organismes. Les pratiques de l'agriculture biologique sont basées sur la diversité des cultures et les procédés naturels de fertilisation comme l'usage des composts pour bâtir et maintenir la fertilité du sol."

Pour Consommer local, bio & de saison, vous pouvez contacter l'AMAP du coin, vous connaissez surement le principe des paniers, non ? Plusieurs consommateurs se regroupent autour d'un producteur, qui assure une vente régulière, et chaque consommateur reçoit toutes les semaines un panier de produits, bio et locaux ! On vient de contacter à Rouen l'AMAP rive gauche pour y adhérer. Le problème, c'est qu'il y a 6 mois d'attente...



Manger des poissons qui ne sont pas sur-pêchés, c'est éviter de vider aujourd’hui nos océans, et c’est préserver leur biodiversité ! Petit guide à télécharger pour un meilleur choix de poissons.



Et surtout, Consommer moins de viande, c'est permettre aux autres êtres humains d'avoir un meilleur accès à la nourriture, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Rien que cela !! Une petite explication s'impose...


Permettre un meilleur accès à la nourriture car :

On prend le grain du pauvre pour nourrir la vache du riche  Surface nécessaire à la production alimentaire de protéine : comparaison viandes et céréales
Source : L’atlas environnement 2007 – monde diplo


Et lutter contre l’effet de serre car :
kg équivalent CO2 par kg de nourritureSource : http://www.manicore.com/documentation/serre/assiette.html



Et au niveau du coût, cela revient plus cher de manger bio et local ? Oui. Mais ca coute moins cher de consommer moins de viande et moins de poisson. Tout le monde s'y retrouve, bon appétit !



Pour en savoir plus : Les consommatrices et consommateurs peuvent contribuer de manière considérable à la réduction des impacts sur l’environnement, une étude de ESU service, en suisse !

et un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), les impacts de l'élevage sur l'environnement

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Samedi 6 septembre 2008
Bonjour à tous !

Pour faire un petit retour sur un belle année, nous organisons dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale (lasemaine) une projection / débat de notre film à Paris.

Vous pouvez nous rejoindre au Café associatif de la Commune Libre d’Aligre
Le samedi 22 novembre 2008 à 19h, 3 rue d’Aligre, Paris 12e,
Métro Ledru Rollin ou Gare de Lyon, entrée gratuite.

Pour ceux qui le souhaitent, la projection sera suivie d’un repas à thème (Amérique du sud : empanadas, feijoada, pollo asado... le menu est en cours d'élaboration) préparé par nos soins, et par ceux qui voudront bien nous aider !
Merci aux intéressés (cuisinier ou non) de nous contacter à ce sujet, nous serons sur place en début d'après midi, pour cuisiner, et discuter bien sur !

A bientôt,

Soizic et Vincent

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Jeudi 15 mai 2008

Nous organisons 3 projections / débat de notre film début juin 2008 sur Nantes !


En collaboration avec La Vie Nouvelle
Le vendredi 6 juin à 20h, Salle paroissiale Sainte Bernadette d’Orvault,
tramway ligne 3, arrêt BIGNON. Présence à confirmer au 06 06 44 28 92

En collaboration avec Hilo de Oro
Le lundi 9 juin à 20h30, à l'espace Cosmopolis (derrière le katorza)
Hilo de Oro est une association dont 4 des membres sont partis en Amerique du Sud en 2007 pour travailler dans des projets artistiques et environnementaux, en Equateur, Pérou et Bolivie. Ils organisent 2 semaines de témoignages sur l'Amérique du sud. Au programme, expo photo, peintures et jeux, arts du cirque, salsa, capoeira, contes, films, débats.

En partenariat avec le CRIJ de Nantes
Le mercredi 11 juin à 16h, au CRIJ (tour Bretagne)
Dans le cadre d'une manifestation autour du thème "partir à l'étranger cet été"


On espère vous y voir !!
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Jeudi 24 avril 2008

De retour de notre périple en Amérique Latine, nous avons réalisé un petit film documentaire (1h30) sur notre année, et nous proposons de le diffuser dans le cadre d’une soirée débat, pour des associations.

Nous avons 7 petits films d’une douzaine de minutes chacun. Un sur le projet de chaque association dans le contexte du pays, et un dernier ouvrant sur quelques problématiques environnementales liées à l’implantation d’entreprises étrangères en Amérique Latine.

A la fin de chaque chapitre, nous avons mis en avant certaines interrogations sur les projets de développement, nous vous proposons donc de débattre autour de ces thèmes. 

Prévoir 2h00 - 2h30. Si vous êtes intéressés, contactez nous à vert.solidaire@yahoo.fr 


Vous trouverez le résumé de notre année à l’adresse suivante :

http://vainsse2000.free.fr/DocBlog/Presentation/LeVertSolidaireResume.pdf


Vous pouvez télécharger et modifier le visuel pour annoncer la projection.


 

A bientôt !

Soizic et Vincent

 

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Dimanche 20 avril 2008
Bonjour à tous !

Quelques nouvelles de Nantes!
C'est moins exotique que l'année dernière... Il y a un an, nous étions à Kahkabila, en pleine installation d'éolienne... On repense au petit Choco, à Annette, Edgar de Kahkabila, et à toute l'équipe à Bluefields...
Que pasa en Nantes, entonces ? On ne chome pas... Outre le fait que nous cherchions activement du travail, nous continuons les projections du documentaire et faisons d'interessantes rencontres...

Les projections de films
Projection pour les amis, pour la famille, projection avec l'association des petits princes à Blain, projection de bouts de film à l'AG de Bolivia Inti, puis de Blue Energy, puis dans une conférence sur la consommation responsable au Live Bar...
A chaque fois, l'accueil chaleureux nous a beaucoup touché et c'est l'occasion de rencontrer des militants, écolos, architectes, penseurs, citoyens responsables... Des gens avec qui il est interessant d'échanger! Alors on continue tranquillement... En vue : 2 projections à Nantes, une à Paris, une à Redon et une à Vannes...

Notre idée de site : la suite ?
Aaahhh... Vaste sujet que celui de l'article que nous avons écrit sur "
l'impact des entreprises en amérique Latine"...
Pour être des consom'acteurs avertis, no
us rencontrons quelques acteurs de la consommation responsable...  :
Un couple à Paris envisage de partir un an en Amérique Latine en 2009, travailler avec des asso, rencontrer des gens... Ils ont déjà un site sur l'impact de notre consommation. Leur projet s'appelle
ALDEAH. Nous reflechissons à ce que nous pouvons faire ensemble.
A Nantes se monte une association dont le but de créer un site de notation éthique et environnementale de tous les produits consommés dans nos supermarchés... Un projet d'envergure qui risque de faire parler de lui.

Suite à ces rencontres, vue la quantité d'information disponible sur internet, nous nous interrogeons sur une autre orientation à donner à notre projet : celle de constituer une plate forme mettant en relation des jeunes souhaitant "voyager différement", avec une mission d'enquête en poche, belle manière de s'immiscer dans un pays, et des instituteurs ou professeurs axant un de leurs projets pédagogiques sur le voyage d'un jeune : étude du pays, géographie, histoire, culture, mode de vie de la population, matières premières, production... il y a tant à voir pour s'ouvrir les yeux...

Journalistes
Les infos du pays de Redon et Ouest France nous ont accordé une entrevue et un petit papier dans leur journaux respectifs. L'article de Ouest France est d'ailleurs
en ligne !

Louis Derbré
Une belle rencontre... un peu par hasard... En visite à Fougère chez Jérome et Juliette, nous voila en train d'échanger une bonne demie heure avec ce sculpteur mayennais mondialement connu... Un gars d'une simplicité étonnante pour une telle notorieté ! Du haut de ces 83 ans, il nous a glissé qu'à 30 ans, il nous en reste encore 50 pour faire ce qui nous plait... "On est vieux quand on n'a plus d'imagination!"... D'ailleurs, lui a encore des projets pour quelques années... A chacun de se faire son "plan de vie", qui peut être long mais qui permet de se trouver, de s'exprimer dans ce qui nous anime... Lui son projet, c'est
le prophète...






Attardons nous un instant sur ce que sont devenus les projets au sein desquels nous avons travaillé...

Blueenergy - Nicaragua
Le projet continue, il y a maintenant une douzaine de Nica embauchés, l'atelier s'organise bien, les volontaires s'enchainent et le projet continue !! Nous étions à l'AG de Blueenergy il y a 3 semaines. Ca nous a fait plaisir de revoir l'équipe ! On essaiera d'organiser une projection de n
otre film - entier - avec Blueenergy... Avis aux parisiens interessés, on vous fera part de la date !

Equateur
On est toujours en contact avec les kichwas de Rukullakta... La vie suit son cours au même rythme qu'avant... Tranquillement... François et Stephanie, rencontrés à Bluefields sont partis les aider pour 3 mois, donner des cours d'anglais...
On a aussi des contacts avec l'équipe du projet Silae. Hélas par manque de financement, le projet a été arreté en septembre dernier... En attendant de prochains financements... Dommage !!

Lima - Pérou - Estrategia
On vous l'avait dit ? la bibliothèque a été construite à la fin de l'année dernière !! Belle nouvelle, on espère qu'elle sert bien et que el proyecto sigue avancando !

Le projet Marajo
Vous vous souvenez, Brévès, le Brésil ?
Nous avions fait un mois de diagnostic en Aout, dans l'idée d'initier un projet. Une équipe devait repartir en mars 2008. Et bien nous n'avons pas réunis tous les financements, donc personne n'est parti... Mais nous nous sommes retrouvés à Paris il y à 3 semaines pour parler de la suite. La phase d'étude en période des pluies est repoussée à janvier 2009, avant ou après le forum social mondial qui va avoir lieu à Bélèm. Belle occasion d'y participer ! La phase pilote aura lieu sans doute quelques mois plus tard, en saison sèche.

Bolivia Inti
On est toujours en contact avec Omar et Olga, qui nous avaient accueillis très gentiment à Copiapo, ils travaillent maintenant sur un modèle en terre de four économe à bois !! Ils vont dans quelques mois présenter leurs activités à Santiago du Chili, à une grande conférence !

Et puis on est très souvent en contact avec Bolivia Inti à Nantes! il faut dire qu'on est voisin ! On file un coup de main de temps en temps pour intervenir sur des actions... On est allé à Saint nazaire pour faire une présentation de Bolivia Inti à un restaurant social ! hyper enrichissant pour nous et pour eux !!  On va aussi aller au
Grenelle de la cuisson solaire, organisé par Bolivia Inti au Pouliguen... On devrait aussi organiser ensemble une projection de notre film - entier - à Nantes... avis aux nantais interessés !

Et puis nous avons construit notre marmite norvégienne !! Pour faire des économies de gaz... testée, elle fonctionne bien, on a fait une "Feijoada do Breves" l'autre jour... du bonheur !

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Jeudi 13 mars 2008
Hier soir, une fois n'est pas coutume, nous avons  "regardé la télé"... oui, oui !!

Donc, après  une bonne journée de travail bien physique (on vous l'avait dit ? on travaille sur un chantier de chaumière écolo en Brière, 2 jours par semaine  !) on a pris nos petits vélos pour aller voir un documentaire sur Arte. 

Tous les militants et écolos de France ont reçus 20 fois l'invitation à visionner ce documentaire.

Un documentaire qui parle de Monsanto, multinationale leader dans les domaines de la biotechnologie, qui détient les brevets de plus de 90 % des OGM de colza, mais, soja et coton transgenique. Monsanto est également à l'origine de l'agent orange, de l'aspartame et de l'hormone de croissance bovine... Et ses scientifiques ont publié dans une étude "scientifique" que la dioxine n'est pas cancerigène...

On n'en dit pas plus, mais dépechez vous d'aller voir le film sur le lien suivant, il est visible sur le site d'arte pendant 7 jours seulement...

La présentation du documentaire

Le documentaire : Le Monde selon Monsanto

Le débat qui a suivi
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Lundi 4 février 2008

Au cours de notre voyage, nous avons été principalement dans des lieux très peu touristiques. Souvent les régions les plus pauvres de pays déjà très pauvres. Les conditions de vie n’y sont pas faciles, la vie ou la survie y est très précaire… En restant pendant des périodes suffisamment longues, on rencontre des habitants, la confiance s’installe et les langues se délient. Ils nous racontent leurs problèmes, leur luttes… 


La pèche au Nicaragua
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Les pêcheurs des communautés de la côte caraïbe du Nicaragua ont de plus en plus de mal à remplir leurs filets. Une flotte d’une vingtaine de bateaux pêcheurs coréens ratisse la mer avec ses filets pour envoyer des crevettes en Asie. Les conséquences écologiques sont dramatiques, et le poisson se fait de plus en plus rare pour des gens qui n’ont pas d’argent pour acheter de la nourriture.

Les terres des indiens au Nicaragua
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Les Ramas et Miskitos s’organisent pour lutter contre un envahisseur venu de l’ouest : Les exploitants agricoles hispanophones volent les terres des indiens, et s’y installent provisoirement : Ils brûlent la terre pour la défricher, la cultive ou la destine à l’élevage et n’hésitent pas à faire feu sur les Indiens qui s’approcheraient de trop près.

Le pétrole en Equateur
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L’entreprise Texaco, à partir de 1967, a exploité le pétrole de la jungle  équatorienne, sans aucune considération environnementale. Les dégâts furent considérables : La pollution de l’eau et du sol a provoqué jusqu’à l’extermination des ethnies Tetete et Sansahuari vivant à proximité.

Le prix de l’açai au Brésil
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L’açaï, petite baie violette, est l’aliment de base des populations de Brévès. Or, le prix de cet aliment est multiplié par 5 hors saison. En effet, il est de plus en plus exporté, la demande augmente et avec elle le prix sur place. La majorité des familles vivant avec 2 dollars par jour, les enfants, déjà mal nourris ont de moins en moins de quoi remplir leur assiette.

Le bois à Bréves (Brésil)
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Brévès vit principalement de l’exportation du bois. Une vingtaine d’entreprise embauche plus de 10.000 personnes. Mais cette exploitation se fait de manière complètement irrationnelle, non contrôlée, et surtout non durable. Dans 10 ans, les ressources en bois auront disparues et les entreprises partiront. Que vont devenir les travailleurs, et cette ville, déjà très pauvre sujette à la violence ?

La vallée de Huasco (Chili)
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Au milieu du desert de l’Atacama, Les 6000 habitants de la vallée de Huasco vivent principalement de l’agriculture. La vallée est alimentée en eau douce par le glacier « El toro » situé dans la cordillère des andes. Si le glacier disparaît ou est contaminé, c’est tout le fragile équilibre de la vallée qui est menacé. Or, la « Barrick Gold », compagnie minière canadienne, a reçu l’autorisation d’exploiter l’or situé en dessous, et pour cela va, en toute simplicité, « déplacer le glacier ».  De plus, ils ne savent pas récupérer la totalité des produits chimiques et métaux lourds utilisés pour l'exploitation de l'or. La proportion perdue est infime, mais à l’échelle des mégatonnes de produits utilisés, elle devient énorme et se retrouve dans l’eau de la vallée.

Le saumon à Chiloé (Chili)
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La baie de Chiloé est idéale pour l’exploitation à grande échelle du saumon. De nombreuses entreprises norvégiennes et japonaises s’y sont installées et les parcs à saumon se multiplient. Mais ces exploitations sont hyper polluantes pour le fond marin.



Nous avons été assez surpris d’apprendre ces histoires. A chaque fois nous avons voulu en savoir un peu plus… Comment se fait-il que ça puisse se passer en toute impunité, informe-t-on les gens, qui fait quelque chose ?


A notre grande surprise, et c’est le cas pour tous ces faits, tous les habitants de la région sont au courant du drame en cours. Pas besoin de discuter beaucoup, c’est un fait établi, et les faits nous ont été confirmés par diverses personnes… Sauf qu’on n’en parle jamais dans les journaux…

Mais rares sont ceux qui souhaitent résoudre le problème. La majorité des gens sont fatalistes, se taisent de peur de perdre leur travail, ou sont bien content des avantages que leur a octroyé le projet… Ainsi depuis 1 an, la « Barrick Gold » a généreusement électrifié le fond de la vallée de Huasco et l’électricité y est gratuite, l’entreprise subventionne les clubs de sports et a rénové la route, et quelques habitants de la vallée travaillent à la mine.

Nous ne pouvons cependant nous empêcher d’avoir un petit sentiment de culpabilité… A chaque fois, ce sont des entreprises étrangères de pays développés qui sont la source de ces nuisances.

La vallée de Huasco va sûrement disparaître car le glacier est en train de fondre. A cause de la mine, mais aussi à cause du réchauffement climatique. Pourtant, les habitants n’en sont pas responsables… Leur consommation de pétrole et gaz est minime… Nos 9 trajets en avion de l’année ont sans doute émis plus de gaz carbonique que 90 % des habitants de la vallée pendant la même année…


Quelles sont les causes ?

D’abord, il y a la corruption. Certains pays sont réputés pour leur niveau de corruption, à tous niveaux. Du flic qui fait la circulation aux ministres, beaucoup de gens en profitent et les graissages de patte sont fréquents pour obtenir un avantage… Certains hommes politiques ont vendu leur pays à l’occident, ont ouvert les frontières aux entreprises et produits étrangers pour assurer le développement du pays et augmenter le PIB.

Ensuite, les lois environnementales et salariales peu contraignantes ont facilité l'installation d'entreprises étrangères . Les entreprises étrangères qui s’installent sont plus sensibilisées à la recherche de profits qu’au respect de l’environnement et des droits de l’homme d’un pays qui n’est pas le leur.

"Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes." L'environnement reflète ces inégalités : "Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d'autres régions en y exportant la production et ses impacts."

 



Le message que l’on souhaite faire passer, et qui est repris par ce rapport du PNUE, c’est que le mode de consommation occidental a un impact majeur sur les pays en développement. Certes on donne du travail à des habitants des PED, mais à quel prix !

Ce dont nous avons été témoin tout au long de cette année procure quelques avantages immédiats aux populations mais compromet complètement l’avenir. Le pays et les entreprises ne sont pas du tout dans une démarche « durable ».


Mais comment résoudre le problème ??

Une manière d’agir que nous souhaiterions développer ce serait à l’image du « cauchemar de Darwin ». Les effets de l’introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria ont fait l’objet d’un film qui a provoqué une certaine prise de conscience. Aujourd’hui, la perche du Nil est beaucoup plus difficile à trouver en France, les grandes surfaces ne la vendant plus. Comme quoi l’information peut avoir un impact ici. Et à terme là bas. Hélas, la consommation a du aujourd’hui se reporter sur d’autres produits ayant potentiellement les mêmes effets…

Nous souhaiterions mettre en place un réseau d'information, via un site internet dans un premier temps, qui servirait à échanger sur ce sujet. On y trouverait pour les produits “made in ailleurs” des informations sur l’impact environnemental, salarial, climatique... L’objectif étant dire ce qui se passe, que ce soit positif et négatif.

Un tel site, qui donnerait des informations factuelles, permettrait à chacun d’adopter une consommation "ethique" et “responsable”.


Votre prochain voyage à l’étranger !

Vous partez dans un pays « en développement » ? Alors on voudrait votre aide. Que vous vous transformiez en journaliste, enquêteur, photographe le temps de vos vacances… Pour remonter quelques filières… C’est très simple : Il suffit de piocher dans la catégorie « économie » du guide qui va vous accompagner. Et sur place, d’aller visiter les lieux, de discuter avec des habitants… De se renseigner sur les changements climatiques récents… On découvre souvent des choses étonnantes. Alors si vous souhaitez nous consacrer un peu de temps, partez en enquête !

A votre retour, l’information sera diffusée sur le site, consultable par chacun… A chacun de se renseigner et de consommer en connaissance de cause.


Donc deux manières d’agir… Enquêteur ou consommateur…





Le projet en est au stade de l'idée, le site internet n'existe pas encore, mais rassurez vous, on y travaille et on vous donnera l'adresse bientôt. En attendant, cet article donne le ton... N'hésitez pas à nous contacter pour toute question ou commentaire nous aidant à avancer : vert.solidaire@yahoo.fr

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Lundi 21 janvier 2008
Nous sommes de retour en France, mais restons tournés vers l'Amerique Latine... pour y repartir peut etre? Au moins pour s'interesser à ce qui s'y passe, et pour continuer nos investigations à distance sur le projet Marajo, pour lequel nous avions participé à la mission d'évaluation en aout dernier... Nous avions défini les futures phases du projet et sommes actuellement en recherche de financements. En voici un résumé pour vous tenir au courant...





Dans l’île de Marajó, les villes connaissent une croissance démographique importante et
rapide. Dans la ville de Breves, plus de 10.000 personnes sont arrivées entre 2003 et 2007,
quittant l’intérieur de l’île pour trouver un emploi en ville. Ces nouveaux habitants se sont
installés en périphérie, formant des quartiers illégaux et précaires. Le quartier de Santa Cruz, à
Breves, s’est développé de cette manière, dans une zone marécageuse et inondable.

1ère phase

Une mission d’évaluation, financée sur fonds propres, en août 2007, a permis à une équipe
(constituée de personnes formées en architecture, urbanisme, ingéniérie ) d’identifier la
nécessité pressante d’un assainissement de cette zone par un drainage et un système
d’évacuation des eaux usées. En effet, les détritus et les déjections se mèlent aux eaux
stagnant sous les maisons sur pilotis, nuisant évidemment à la santé de la population.
Plusieurs facteurs contribuent à la situation : le quartier est situé dans une zone basse de la
ville et reçoit parfois les eaux usées des zones supérieures ; la marée montante s’infiltre dans
la ville laissant en se retirant de nombreux détritus ; la saison des pluies aggrave la situation.

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Eau stagnante, sous une maison Marée montante laissant les détritus


En collaboration avec les partenaires locaux qui se sont montrés très réceptifs, nous avons
défini les objectifs suivants :
- remblayage des zones d’habitation
- mise en place d’un système d’évacuation des eaux usées
- rénovation des pontons
- assèchement par le creusement ou la rénovation de canaux de drainage
- construction d’un barrage pour stopper la remontée des eaux à marée montante
- sensibilisation des foyers aux risques liés à l’eau.

Pour réaliser ces objectifs, il est essentiel d’adopter des techniques adaptées des pratiques
préexistantes localement. En effet, la population et la ville ont réalisé ponctuellement dans les
quartiers quelques travaux comme des pontons, des canaux, du remblayage. Le manque de
systématisation et d’entretien, ajouté à l’absence d’un barrage pour arrêter la marée montante,
n’a pas permis pour l’instant d’arriver à une effacité suffisante. Rationnaliser, perfectionner et
systématiser ces techniques permettra d’obtenir une solution accessible à la communauté et,
pour cette raison, viable sur le long terme.

Par exemple, des remblais en pente seront réalisés sous les maisons et draînés par des rigoles
périphériques renforcées par des bordures en bois donnant sur les canaux collectifs. Le réseau
ainsi constitué, grâce à des techniques simples et de coût réduit, permettra l’évacuation des
eaux stagnantes.

Les partenariats locaux sont indispensables pour le succès d’un tel projet. Durant la mission
d’évaluation, l’équipe a déjà eu contact avec les partenaires suivants :
- La mairie a donné son accord pour le projet. Un ingénieur de la ville a validé nos
propositions, notamment pour la construction du barrage. La ville fournira et transportera
une partie des matières premières (terre, sable) et participera à l’évacuation des déchets.
Si nécessaire, elle sera aussi en mesure de fournir la main d’oeuvre qualifiée pour les
travaux les plus techniques.
- Les agents du poste de santé le plus proche ont été contactés. Ils disposent déjà de
l’organisation nécessaire pour visiter les maisons et conduire des actions de prévention,
jouant le rôle d’intermédiaires entre le projet et les habitants. Des fiches pédagogiques
seront réalisées dès le début de la seconde phase.
- Certaines entreprises fournissent déjà de la sciure pour les remblais à la population. Il
serait possible d’obtenir aussi le transport de ce matériel en leur achetant le bois
nécessaire pour les travaux. La plus grande de ces entreprises a déjà été contactée.
- Les communautés de base de l’Eglise catholique ont accepté d’aider à la diffusion de
l’information.


2ème phase

En mars 2008, le projet pilote, avec quatre personnes sur une durée d’un mois et demi verra
la mobilisation d’un nombre limité de famille autour de ces objectifs. Cette deuxième phase
permettra d’établir définitivement les partenariats et d’améliorer la méthode appliquée. Les
premiers travaux seront réalisés dans les maisons des familles ayant les plus grands besoins.
Avec l’aide d’un ou deux ouvriers et des familles elles-mêmes, les travaux nécessaires seront
réalisés. En participant aux travaux, les familles acquerront la maîtrise des techniques
perfectionnées de construction et d’entretien.
Nous insistons sur l’appropriation du projet par la population. La mobilisation de la
communauté sera en effet indispensable à la réalisation des travaux, au succès de la
sensibilisation aux questions de santé et, surtout, à la pérennité du projet.

Budget prévu du projet pilote : 13 000 Euros


3ème phase

Après la réalisation de cette deuxième phase, deux coordinateurs seront chargés, durant 18 mois, de la réalisation, du suivi des travaux et de l’évaluation finale.

Budget prévu : 69 500 Euros

En fin de projet, une évaluation détaillée du projet sera essentielle pour étendre l’expérience à
d’autres quartiers ou villes nécessitant une intervention similaire. Pour cela, l’équipe réalisera
un document détaillé et accessible comprenant les techniques et la méthodologie générale. Ce
document est un objectif en soi de ce projet. Il comportera les fiches pratiques permettant la
réalisation des différentes interventions techniques et de prévention sur les questions de santé.





Le projet suit donc son cours... Nous y restons tres attaché et espérons qu'il prendra forme!! Si vous souhaitez aider le projet financièrement,  vous trouverez ci dessous les coordonnées bancaires.
Actuellement nous préparons un petit documentaire sur l'année passée... 
A bientot!

Vincent et Soizic





Coordonnées Projet Marajo.
9 Place Verte 59300.Valenciennes.France
projet_marajo@yahoo.fr
Tel : 0603796250

Si vous souhaitez collaborer à ce projet merci d’envoyer à l’adresse ci-dessus un chèque
libellé à l’ordre de :
AFICPV Fondation en écrivant « Amazonie» au dos du chèque.

Pour faire un virement en France
Identification nationale (France) de compte bancaire –RIB
30002 06859 0000071678V 11
domiciliation LCL Verneuil sur Avre

Pour faire un virement de l'étranger:
Identification internationale de compte bancaire -IBAN
FR20 3000 2068 5900 0007 1678 V11
identifiant international banque. BIC.
CRLYFRPP
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Dimanche 13 janvier 2008
Le retour...

Et puis voila, après une petite pause à Santiago, quasiment 12 mois de vadrouille, 6 projets et 7 pays, 23 coups de tampons et demi sur le passeport et 3 changements de brosse à dents, nous voici de retour en France... 

D'abord Paris, pour une retrouvaille avec quelques copains et un bout de famille, restau du sud ouest et "tour organisé sur les champs élysés pour voir les décos de Noel"... Il faut se réhabituer à la France... Ou l'on apprend que toutes les maisons sont maintenant équipées de machine à pain, toutes les voitures d'un "Tom Tom", qu'il faut faire attention à l'age de son cerveau et que la star ac, c'est reparti... Heureusement qu'on n'est pas parti plus longtemps, on aurait été completement paumés au retour !!
Par contre la vie privée du nouveau président Français ne nous avait pas échappée... et pour cause la promenade dans la vallée des rois et le "mariage du 8 ou 9 fevrier 2008" faisaient la une des quotidiens Chiliens et Argentins. Rien de plus interessant en politique internationale, sans doute...


Et maintenant ?

C'est la fin d'une experience tres riche pour nous deux, autant sur les plans techniques qu'humains.
Nous n'avons pas fini de faire le bilan et de tirer des conclusions de cette année que déjà nos petits cerveaux fourmillent d'idées pour la suite.

Pour commencer on prépare un petit documentaire sur notre périple... Nous vous en parlerons plus tard, hé hé...

Et puis notre blog... Nous avons bien une idée de la tournure que nous voulons lui donner. Surtout, ne pas s'arreter maintenant, tout ne fait que commencer! En attendant de lui donner plus precisement ces orientations, nous voudrions en faire un moyen d'échange avec vous. Un ou deux articles par mois, écrit par vous, sur des sujets qui vous et nous tiennent à coeur... Pas trop de contraintes pour l'instant, soumettez nous vos articles ! Certains voulaient écrire sur les compensations volontaires de carbone, sur la depletion pétrolière, ou la nourriture bio, les OGM ou les nanotechnologies... On attend vos propositions avec plaisir, et on ne vous en voudra pas si vous vous desabonnez de la newsletter !

Et puis un travail ? Bon forcement, on ne va pas pouvoir vivre sur nos économies encore longtemps. Alors au boulot  ?
Soizic va essayer de travailler dans la construction écologique, pas forcement dans une agence d'architecture, et Vincent travaillera peut-être dans un bureau d'étude en France pour l'électrification rurale des pays en développement... Mais nous avons appris cette année que les plans sont faits pour changer !!

Remerciements

Bon voila, en remerciant toutes les personnes qui nous ont accueillies cette année, les associations et ONG qui nous ont fait confiance (et qui vont avoir de nos nouvelles bientôt!), à tous nos fideles lecteurs, à skype et la magie d'internet pour rester en contact...
- Publié dans : Itinéraire
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